Bekaert n'exclut pas des licenciements en Belgique

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Bekaert, dont le chiffre d'affaires consolidé est en hausse de 3% au premier semestre, fait état d'un Ebit sous-jacent en chute libre de 37% à 111 millions d'euros. La dégradation des résultats du groupe entraîne celle du ratio dette nette/Ebitda. Alors qu'à fin 2017 il était de 2,3, voilà qu'il est de 3,1 au premier semestre de l'année en cours. Bekaert parle de restructuration, à nouveau.

Le tréfileur courtraisien coté à Bruxelles avait déjà annoncé, vendredi dernier, qu'il révisait à la baisse ses perspectives 2018. Le titre du groupe avait alors plongé de 25% en cours de séance. 

Ce vendredi, Bekaert fait état d'une hausse de son chiffre d'affaires consolidé de 3% au premier semestre de 2018, à 2,157 milliards d'euros. Le chiffre d'affaires global progresse, lui, de 5% à 2,5 milliards. 

L'Ebit sous-jacent du groupe a baissé de 37% à 111 millions pour le premier semestre, encore bien en dessous des -20% annoncés par le groupe lui-même la semaine passée. Bekaert explique cette baisse par "les hausses persistantes des prix des matières premières, l'impact des changements de certaines politiques commerciales, le redressement lent de Bridon-Bekaert Ropes Group, la faible demande pour le fil à scier du type 'loose abrasive', les activités déficitaires de Figline Valdarno en Italie, etc.". La marge Ebit sous-jacente a diminué de 4%. 

L'Ebitda sous-jacent a également diminué (-3,3%) à 214 millions d'euros. 

L'endettement net du groupe s'élève à 1,339 milliards l'endettement net sur Ebitda sous-jacent était de 3,1 au premier semestre, contre 2,2 à la même période l’année dernière. 

> Le titre progresse de plus de 1%, les marchés semblent positifs quant à l'annonce de Bekaert d'envisager de nouvelles restructurations 

Des emplois menacés en Belgique

Suite à ses mauvais résultats trimestriels, Bekaert n'exclut pas de licencier en Belgique, a déclaré le CEO du groupe, Matthew Taylor. Le groupe envisage d'autres actions de restructurations de sites sous-performants. 

Il s'agirait plutôt de licenciements dans les services administratifs de Bekaert en Belgique, où 300 personnes travaillent. Au total, le groupe emploie 1.900 personnes dans notre pays, dont 1.200 ouvrier et 700 employés.

La société est présente uniquement en Flandre: à Zwevegem (siège social), Wetteren, Aalter, Deerlijk et Ingelmunster.

Perspectives

Le groupe reconnaît que ses performances ont été affectées plus que prévu. "Nous accélérons nos actions visant à améliorer progressivement notre niveau de rentabilité." Le groupe envisage d'autres actions de restructurations de sites sous-performants. "Nous déterminons actuellement les mesures correctives à prendre visant les entités sous-performantes", prévient le tréfileur courtraisien.

"Des actions de génération de cash ont été initiées afin de ramener l’endettement net/l’EBIT sous-jacent à environ 2,5 fin 2018", ajoute Bekaert dans son communiqué. Ces actions comprennent une amélioration du résultat opérationnel (EBIT), des mesures strictes de contrôle du fonds de roulement et un examen approfondi de toutes les dépenses d’investissement.

"Nous continuerons d’investir dans la croissance future", indique Bekaert. Les investissements ont augmenté de 95 millions d'euros au cours du premier semestre 2018 et le groupe prévoit d’investir au total environ 200 millions en 2018 (contre € 273 millions l’année dernière).

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