Les ventes de Greenyard restent sous pression

©Wouter Van Vooren

A l'issue de son troisième trimestre, le groupe Greenyard en difficulté, a vu son chiffre d'affaires se contracter de 5,4%. Pour les neuf premiers mois, le recul atteint 4,2% à 2,91 milliards d'euros.

On attendait avec une certaine impatience les résultats trimestriels de Greenyard , le spécialiste belge des fruits et légumes. Le groupe traverse une crise importante avec un effondrement de son cours de Bourse et on espérait en savoir plus sur le plan de transformation et sur les mesures prises pour redresser la situation. De nombreux analystes estiment qu’une augmentation de capital sera nécessaire.

Il faudra toutefois attendre la mi-mars pour découvrir le plan d’action actuellement concocté par le manager de crise promu co-CEO et Heinz Deprez, le CEO.

Du côté opérationnel, les chiffres du troisième trimestre sont en ligne avec les attentes du groupe. Les ventes ont baissé de 5,4% à 927,9 millions d’euros. C’est surtout le pôle "fresh", le plus important, qui souffre avec un repli de 6,6% à 730,2 millions d’euros. Sur les 9 premiers mois, la contraction de ce segment atteint 4,5%.

Cette baisse est due à un déclin du volume et à une pression des prix fruits d’une concurrence intense dans la plupart des marchés clés, explique Greenyard dans un communiqué. Cette tendance négative du volume combinée à des prix plus bas a persisté au 3e trimestre plus particulièrement en Belgique et en Allemagne.  

Sur les  neuf premiers mois de l’année, les ventes globales ont reculé de 4,2% à 2,91 milliards d’euros. Greenyard a confirmé sa prévision de Rebitda révisée comprise entre 60 et 65 millions d’euros pour son exercice décalé 2018/2019.

Lire également

Publicité
Publicité