Proximus décroche en Bourse après ses résultats et ses prévisions

Dominique Leroy, CEO de Proximus. ©Kristof Vadino

Proximus, qui a dégagé des résultats 2018 conformes aux attentes, table sur un exercice 2019 placé sous le signe du statu quo en terme de chiffres-clés. L'action perdait 6% peu après l'ouverture des marchés.

Proximus a dégagé, à l’issue de son quatrième trimestre, des revenus et un Ebitda globalement en ligne avec les attentes du marché. Le chiffre d'affaires s’établit à 1,47 milliard d’euros (-0,5%) et le second à 449 millions (+0,9%).

Pour l’ensemble de l’exercice, l’opérateur estime avoir réalisé de solides performances commerciales sur un marché hautement concurrentiel avec des résultats conformes aux prévisions.

Il a enregistré une croissance continue de sa base clients pour l’internet, la TV et le mobile post-payé alors que le déclin s'est poursuivi dans la voix fixe et le pré-payé. L’an dernier, il a attiré 149.000 clients vers ses offres "all-in" Tuttimus/Bizz All-in, en clôturant l’année avec 508.000 abonnés.

Bics performe

Dans le compte de résultats, cela donne des revenus en légère progression (+0,5%) à 5,8 milliards d’euros, une marge directe en hausse à 63,5% et un Ebitda de 1,87 milliard d’euros (+2,4%), ce qui, pour ce dernier, représente une croissance pour la quatrième année consécutive. Le dividende brut est stable à 1,50 euro.

De son côté, Bics, qui regroupe les activités internationales de Proximus, a vu sa marge directe augmenter de 13,5% à 317 millions d’euros grâce à l’intégration de de TeleSign. Son Ebitda progresse de 7,7% à 154 millions d’euros.

Dividende de 1,5 euro en 2019

En que ce qui concerne les pertes d’emploi annoncées début janvier, Dominique Leroy, la CEO, signale simplement dans un communiqué que le groupe a entamé la phase d'information et de consultation avec les partenaires sociaux dans le but de revoir les règles HR et de négocier le départ potentiel de 1.900 collaborateurs au cours des 3 prochaines années.

"Stabilité ", c’est le mot-clé pour les prévisions 2019. Cela est valable pour le chiffre d’affaires sous-jacent domestique ("pratiquement stable"), l’Ebitda sous-jacent, les investissements (1,02 milliard en 2018) et le dividende prévu à 1,5 euro.

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