Aperam remonte au deuxième trimestre mais reste sous pression

Timoteo Di Maulo, patron d'Aperam. ©APERAM

Dans un contexte de pressions sur les prix, le spécialiste belge de l'acier inoxydable Aperam fait mieux qu'au trimestre précédent mais prévoit une rechute à la prochaine période.

Avec un chiffre d'affaires de 1,09 milliard d'euros au deuxième trimestre 2019 pour un résultat brut d'exploitation (Ebitda) à 95 millions d'euros, le fabricant belge d'acier inoxydable Aperam fait mieux qu'au premier trimestre (81 millions), malgré des expéditions d'acier en baisse de 7% sur la période, mais se place en deçà des attentes des analystes (101 millions). Cette amélioration est attribuée aux belles performances de la division Acier inox et aciers électriques, pour laquelle la hausse partielle de prix en Europe et un environnement plus favorable au Brésil ont été bénéfiques.

L'entreprise réalise, pour la période, un bénéfice net de de 57 millions d'euros (soit 0,69 euros par action) contre 80 millions en 2018. Sur l'ensemble du semestre, l'Ebitda s'élève à 176 millions d'euros, contre 291 millions en 2018, correspondant à bénéfice net pour les 6 premiers mois de l'année en cours de 82 millions d'euros, contre 165 millions l'an passé.

"Aperam a délivré une performance opérationnelle en hausse sur le trimestre malgré un environnement de marché global difficile."
Timoteo Di Maulo
CEO d'Aperam

Face à des résultats en demi-teinte, le CEO d'Aperam, Timoteo Di Maulo, se félicite de la capacité de sa société à tenir le choc dans un contexte de marché compliqué. Il explique: "Aperam a délivré une performance opérationnelle en hausse sur le trimestre malgré un environnement de marché global difficile. Les importations commencent à augmenter une fois de plus, avec une part de marché disproportionnée et pèsent fortement sur les prix". L'administrateur délégué a ensuite exprimé sa frustration quant au cadre régulatoire des importations du secteur de l'acier, indiquant: "Les mesures mises en place par la Commission européenne sont inefficaces à ce jour, l'Indonésie restant exemptée, et les quotas d'importation ont augmenté alors que la demande a diminué."

Pour la suite, la société s'attend à un troisième trimestre difficile, invoquant un ralentissement saisonnier des ventes en Europe, une hausse des importations, une baisse de la demande en baisse et des prix de vente internationaux en chute libre. L'intense pression sur les prix du secteur confirme la volonté de l'entreprise de poursuivre son plan de transformation, supposé lui faire économiser 200 millions d'euros par an à partir de 2020.

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