Bone Therapeutics peut tenir au moins jusqu'à la fin de l'année

©Anthony Dehez

Après une année 2018 qui a vu son cours de Bourse fondre de moitié, Bone Therapeutics confirme avoir les fonds suffisants pour tenir jusqu'à la fin de son exercice 2019. D'ici la fin de l'année, la biotech promet de faire passer son portefeuille clinique à un stade de développement avancé grâce à deux de ses traitements.

Il y a un an, le premier mars 2018, l'action Bone Therapeutics  valait encore 11 euros. Ce vendredi à l'ouverture, le titre de la biotech s'affichait à 4,13 euros. La dégringolade s'est accélérée le 6 novembre dernier, moment au le spécialiste de la thérapie osseuse annonçait l'abandon de l'essai clinique en phase III du Preob, son produit le plus avancé. La faute à des résultats peu concluants. 

Ce retournement de situation a mis les comptes de la biotech sous pression. Au terme de l'année écoulée, la trésorerie de la biotech s'élevait à 8,17 millions d'euros, contre 8,41 millions un an plus tôt.  En tenant compte des 5,18 millions d'euros à recevoir de son récent programme d’obligations convertibles, l'entreprise basée à Gosselies estime disposer d’une trésorerie suffisante pour réaliser ses objectifs jusqu’à la fin de l’exercice 2019.

"Une bonne gestion des coûts et de la trésorerie demeurera une priorité clé", indique la société qui prévoit que sa "consommation nette de trésorerie pour l’exercice 2019 devrait s’établir entre 13 et 14 millions d'euros". En 2018, les charges d'exploitation se sont maintenues à 16,54 millions d'euros, soit quasiment le même niveau qu'un an auparavant. Pour son exercice 2018, Bone explique en outre avoir consommé moins de trésorerie que prévu, 13,9 millions contre un guidance oscillant entre 15 et 16 millions d'euros. 

Et ça tombe bien, car du cash, Bone en aura besoin. L'agenda 2019 s'annonce chargé avec notamment deux traitements qui entrent dans la dernière ligne droite des essais cliniques, la phase la plus coûteuse dans le développement d'un traitement. 

La biotech basée à Gosselies se concentre désormais sur l’Allob, un produit de thérapie cellulaire allogénique. Elle prévoit toujours de publier mi-2019 les principales données de l’essai en phase IIa de ce traitement pour ensuite déposer au second semestre une demande d'essai clinique permettant le lancement d’une étude de Phase IIb/III.

Toujours au second semestre 2019, la société prévoit de déposer une demande d’essai clinique auprès des autorités réglementaires, en Europe et aux Etats-Unis, pour le programme de Phase III utilisant JTA-004 chez des patients souffrant d’arthrose du genou.

Enfin, le chiffre d'affaires de Bone Therapeutics s'affiche en hausse de 20,5% sur un an à 5,1 millions d'euros. La biotech fait aussi état d'une perte nette de 11,5 millions d'euros pour l'ensemble de son année 2018, contre une perte de 12,3 millions un an plus tôt.

 

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