Euronav et ses chiffres s'enfoncent dans le rouge

Ça ne va pas mieux chez Euronav. Le groupe de tankers est toujours affecté par la crise que subit le secteur. Comme prévu, le semestre est faible pour le groupe.

Euronav a perdu 12,5 millions de dollars au deuxième trimestre de l'exercice en cours, nettement moins que les 39 millions perdus au premier trimestre. Ces chiffres sont faussés par le rachat de la compagnie maritime américaine Gener8, qui s'est traduit par un gain de 36,3 millions de dollars au titre du regroupement des achats exceptionnels, comptabilisé dans l'état consolidé du résultat net au deuxième trimestre. 

Sur le premier semestre de 2018, Euronav a enregistré une perte nette de 51,6 millions de dollars, soit -0,31 dollar par action, contre un bénéfice net de 10,1 millions ou 0,06 dollar par action un an plus tôt.

Le chiffre d'affaires au premier semestre, terminé fin juin, s'établit à 202,748 millions de dollars.

L'Ebitda proportionnel s'élève à 98,8 millions de dollars, contre 151,8 millions à la même période de l'exercice précédent.

Euronav confirme un dividende minimum de 0,06 dollar par action pour son premier semestre. 

Euronav subit donc toujours la crise qui touche le transport maritime de produits pétroliers. Les taux de fret sont sous pression suite à une offre surabondante de navires, malgré le recyclage d'anciens tankers. "Le recyclage des tankers âgés au cours du premier semestre de 2018 a entraîné une légère diminution de la flotte mondiale pour cette période", explique le groupe. Au total, 41 équivalents VLCC ont été retirés de la flotte mondiale au cours des 6 derniers mois. "Parallèlement à cette tendance, les prix dans les secteurs VLCC et Suezmax pour les nouvelles constructions ont augmenté respectivement de 9% et 7% au cours du premier semestre", ajoute Euronav.

"Il est nécessaire de rééquilibrer davantage la flotte avant que le marché du fret ne puisse progresser de manière durable", estime également Euronav.

La fusion d'Euronav avec Gener8 s'est terminée le 11 juin, avec une intégration en cours de la flotte. "La fusion généralisée avec Gener8 au deuxième trimestre reflète le travail considérable d’Euronav et fournit à la société une plate-forme de plus de 70 navires", explique le CEO du groupe, Paddy Rodgers. 

Compter sur le retour des sanctions iraniennes? 

Dans ce contexte, Euronav en viendrait même à espérer que d'autres sanctions économiques soient imposées à l'Iran: "Si des sanctions sont imposées de manière agressive, il est possible que 20 à 30 pétroliers iraniens disparaissent temporairement de la flotte mondiale, pour être utilisés comme stockage de pétrole domestique flottant. Cela pourrait donner une impulsion positive au marché mondial au second semestre."

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