GBL a réalisé pour 1,6 milliard de transactions au premier semestre

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Le holding des familles Frère et Desmarais a réalisé 1,6 milliard d’euros de transactions sur les six premiers mois de l’année. Mais il se veut prudent vu les prix très élevés sur les marchés. Il refuse aussi de dévoiler sa position sur Ontex.

Interrogé en marge de la publication des résultats semestriels de GBL , Gérard Lamarche, un de ses deux administrateurs délégués, n’a rien voulu dire sur Ontex — sauf rappeler que PAI Partners avait formulé le 9 juillet une offre non engageante à 27,5 euros par action, que le conseil d’administration d’Ontex n’avait pas accepté cette offre mais qu’il avait donné l’autorisation à PAI Partners de procéder à une due diligence, toujours en cours. Avec 19,98% du capital du spécialiste des langes et autres produits d’hygiène personnelle, et des relations historiques avec PAI Partners, des observateurs avertis voient en GBL le marieur potentiel entre les deux entreprises. "C’est le conseil d’administration d’Ontex dans son entièreté qui devra se prononcer, un conseil où GBL à un représentant sur sept, tempère Gérard Lamarche. Il ne faut pas anticiper les événements."

"C’est le conseil d’administration d’Ontex dans son entièreté qui devra se prononcer, un conseil où GBL a un représentant sur sept. Il ne faut pas anticiper les événements."
Gérard Lamarche
administrateur délégué de GBL

Sur les six premiers mois de l’année, GBL a réalisé pour 1,6 milliard d’euros de transactions, et les investissements dépassent les désinvestissements de 222 millions d’euros. Et le holding détenait encore, au 30 juin, pour 2,8 milliards d’euros de force de frappe (0,7 milliard de trésorerie brute et 2,1 milliards d’euros de lignes de crédit confirmées, mais non tirées). Il se veut néanmoins prudent, à l’heure où certains parlent de surchauffe sur le marché des fusions et acquisitions et comparent la situation actuelle à celle de 2007, et souligne que l’endettement net de GBL n’était que de 581 millions d’euros au 30 juin.

"Les prix sont très élevés, avec des multiples de l’Ebitda et des price earnings très importants, parce que les liquidités sont importantes et qu’il y a concurrence sur les actifs mis en vente, analyse Gérard Lamarche. Nous sommes prudents: nous investissons, mais nous vendons aussi, nous sommes extrêmement disciplinés et à aucun moment, nous ne dépassons les limites d’endettement que nous nous sommes fixées. Ceci dit, la situation est différente de 2007-2008: l’endettement des ménages aux Etats-Unis est moins élevé, les banques ont commencé à assainir sérieusement leur bilan et il y a de la croissance."

Parmi les transactions récentes: la vente de sa participation dans Burberry pour 498 millions de livres sterling, qui a généré une plus-value de 83 millions de livres. Il a aussi, tout au long du semestre, augmenté sa participation dans l’allemand GEA, un fournisseur de technologies pour l’industrie agroalimentaire, passant de 4,3% du capital fin 2017 à 7,3% au 30 juin.

"Et un point important, c’est que le dividende venant de nos participations est en hausse de 20 millions d’euros."
Gérard Lamarche
administrateur délégué de GBL

Sur les six premiers mois de l’année, GBL affiche un résultat net consolidé en recul, à 384 millions, au lieu de 474 millions sur la même période un an plus tôt. Mais comme le holding l’avait déjà expliqué lors des résultats du premier trimestre, cette baisse résulte principalement de l’entrée en vigueur de la norme IFRS 9 au 1er janvier dernier. Les cash earnings, élément-clé dans les résultats d’un holding, sont eux en légère progression, à 363 millions d’euros. "Et un point important, c’est que le dividende venant de nos participations est en hausse de 20 millions d’euros, souligne Gérard Lamarche. Cela confirme que nos cash earnings ont touché un point bas l’an passé, et ont commencé à remonter."

L’administrateur délégué de GBL souligne aussi que l’actif net réévalué a dépassé la barre des 19 milliards d’euros, et que le rendement total pour les actionnaires a atteint sur les 12 derniers mois 10,7%, contre 1,2% pour le Stoxx Europe 50. Sauf événements majeurs, GBL s’attend toujours à payer un dividende 2018 au moins équivalent à celui de l’année précédente. 

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