Olivier Legrain: "IBA a du cash et du travail pour faire face à la crise"

IBA, dirigée par Olivier Legrain, ne formule pas de prévisions pour 2020. ©BELGA

Le spécialiste de la protonthérapie estime être bien armé pour faire face au coronavirus avec une bonne trésorerie et un carnet de commandes record. Mais le groupe, qui va distribuer un dividende, ne formule pas de prévisions pour 2020 en raison de la pandémie.

IBA , le spécialiste de la protonthérapie a dégagé en 2019 un Rebit positif de 0,1 million d’euros, contre 5,7 millions pour l’année précédente. Un chiffre qui reflète la faiblesse de la marge brute en raison de la pression sur les prix pour les nouveaux contrats, ainsi qu’une hausse des investissements en R&D. Le résultat net est sorti du rouge, passant d’une perte de 4,4 millions à un bénéfice de 7,6 millions, et cela, grâce à la plus-value réalisée sur la cession de RadioMed. Un dividende de 0,076 euro par action sera proposé ce qui représente 30% du bénéfice net. 

"En prise de commandes, on est à plus du double de 2018, sur toutes les business unit."
Olivier Legrain
CEO d'IBA

 

Les revenus totaux ont grimpé de 10%, pour s’élever à 282,6 millions d’euros. IBA explique cette augmentation, entre autres, par d’excellentes prises de commandes en protonthérapie et autres accélérateurs, la livraison de neuf salles de protonthérapie et un nombre record de 25 commandes d’autres accélérateurs. Le carnet de commandes, pour sa part, atteint 1,1 milliard d’euros. "En prise de commandes, on est à plus du double de 2018, sur toutes les business unit", a expliqué Olivier Legrain, le CEO de l'entreprise. 

9
salles
IBA a vendu neuf salles de protonthérapie en 2019.

Un site opérationnel

En ce qui concerne la pandémie de Covid-19, le patron d'IBA souligne que l'entreprise dispose d’un bilan solide et d’une position de trésorerie excellente. "Notre position de cash s’est fortement améliorée en 2019 et cela a continué en 2020. On a aujourd’hui 80 millions d’euros de cash et une position nette tout juste à l’équilibre. Nous avons du cash et du travail pour faire face à la crise du coronavirus." 

"La fabrication d’équipements se poursuit, nous ne sommes pas à l’arrêt."
Olivier Legrain

La société fait-elle partie des entreprises qui tournent au ralenti? Pas vraiment, rétorque Olivier Legrain. "On est quasiment à 80% des employés qui sont en travail à la maison depuis les premiers jours de la crise. Mais on peut compter sur la conversion du carnet de commandes. Notre site, ici à Louvain-la-Neuve, reste opérationnel et tous nos sites de protonthérapie traitent des patients partout dans le monde", explique-t-il. 

Quant à la supply chain, elle reste active, elle aussi. "La fabrication d’équipements se poursuit, nous ne sommes pas à l’arrêt car on avait un stock tampon et la plupart de nos fournisseurs restent eux aussi opérationnels. Compte tenu de l’évolution de la situation, Olivier Legrain n'exclut pas, cependant, que la capacité à fonctionner efficacement pourrait être entravée à un moment donné. Étant donné les conditions actuelles liées au Covid-19, IBA signale d'ailleurs qu’il ne peut fournir une guidance fiable sur ses performances prévues pour 2020.

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