ING connait une forte dynamique commerciale

Ralph Hamers, CEO d'ING ©BELGAIMAGE

ING enregistre un bénéfice net sous-jacent en hausse et au-delà des attentes des analystes. Elle confirme par ailleurs une réduction de coûts.

"ING a connu un bon trimestre soutenu par une forte dynamique commerciale", commence d'emblée le CEO Ralph Hamers, à l'annonce des résultats de la banque. Celle-ci a a publié mercredi un bénéfice net sous-jacent (qui ne comprend pas les éléments exceptionnels, ni la réévaluation des bons d'options (warrants) de son ex-filiale américaine d'assurances Voya et de NN Group) de 1,65 milliard d'euros au premier trimestre 2017, en hausse de 39,5% par rapport à la même période l'année passée. Et c'est bien meilleur que ce qu'attendaient les analystes (1,04 milliard selon KBC et 1,02 milliard selon Reuters). Le bénéfice net sous-jacent pour la Belgique a par contre chuté de 31,1% en un an, à 73 millions d'euros. 

Cette croissance reflète "une croissance continue des prêts, un bon contrôle des coûts et un coût de risque relativement faible", ajoute le CEO dans un communiqué en précisant que l'activité de prêts a progressé à 5,7 milliards d'euros et les dépôts de nouveaux clients ont représenté 6,7 milliards d'euros. Dans le même temps, les prêts à risque ont diminué.

Le bénéfice net est quant à lui en baisse de 9,1% pour le premier trimestre, après avoir finalisé en 2016 la vente de sa part au capital de NN Group, son ancienne branche assurance aux Pays-Bas. Il s'élève à 1,14 milliard d'euros, contre 1,26 milliard un an plus tôt, comprenant un bénéfice de 506 millions tiré de NN Group. Mais il est également supérieur aux attentes grâce à une croissance de la distribution de crédit, à des coûts stables et à des créances douteuses en baisse. 

De janvier à mars, la banque a engrangé un chiffre d'affaires de 4,40 milliards d'euros, en hausse de 7,6%.

Le ratio de solvabilité Tier 1 s'est renforcé en passant de 14,2% au 31 décembre 2016 à 14,5% fin mars. 

La marge nette d'intérêt est passée de 1,51% à 1,52%.

Le groupe a provisionné 133 millions d'euros pour créances douteuses au premier trimestre, contre 265 millions d'euros pour les trois premiers mois 2016.

Réduction des coûts confirmée

ING a par ailleurs confirmé son programme de réductions de coûts annuels d'environ 900 millions d'euros. La banque avait annoncé en octobre qu'environ 7.000 emplois seraient menacés dans les cinq prochaines années, principalement en Belgique et aux Pays-Bas.

Les programmes de réduction des coûts mis en place dans la banque depuis 2011 devraient permettre d'économiser 1,2 milliard d'euros en 2017.

En Belgique, un plan social "soutient les employés dont l'emploi pourrait être impacté et a pour résultat un nombre moins élevé de licenciements obligatoires, tout en restant conforme à l'impact financier que nous avons évalué en octobre", a précisé Ralph Hamers, directeur exécutif de la banque, cité dans un communiqué.

ING, qui emploie 51.000 personnes dans plus de quarante pays, confirme sa volonté de devenir "une plateforme bancaire digitale" et met l'accent sur l'innovation. Dans le cadre de sa stratégie "Think Forward", ING souhaite également investir 800 millions d'euros d'ici 2021 dans le cadre de sa transformation digitale.

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