"La prime de valorisation de KBC est menacée"

©Photo News

Pour Bloomberg Intelligence la prime de l'action KBC par rapport à ses concurrents est sous pression. Des analystes relativisent la qualité du résultat trimestriel qui s'est révélé nettement supérieur aux attentes.

Si les revenus globaux de KBC sont en très légère baisse à l'issue du premier trimestre de l'exercice, le résultat final a surpris positivement.

Bien qu’en forte baisse (-23%), le bénéfice net du groupe de bancassurance qui se déploie sur deux marchés domestiques a surpassé la prévision la plus élevée des analystes avec un chiffre de 430 millions d’euros, la moyenne se situant à 367 millions d’euros.

"Les résultats solides sont soutenus par la Belgique et la République tchèque grâce à une bonne gestion des coûts et à la stabilisation des marges" a résumé Maxence Le Gouvello chez Jefferies ("conserver"; 70,5 euros).

En ligne, hors exceptionnels

Pour Albert Ploegh d’ING ("acheter"; 80 euros) le résultat meilleur qu’attendu est dû à des bénéfices exceptionnels. "Si on ne les prend pas en compte, le résultat est en ligne avec le consensus de 474 millions d’euros (Ndlr: consensus pour le résultat brut)" explique l’analyste. Le taux d’imposition s’est ainsi révélé plus faible qu’attendu (22%) à 15% et il y a eu des résultats de trading positifs.

Chez Kepler Cheuvreux ("réduire"; 61 euros) on pointe le fait que les principales lignes du compte de résultat (les revenus d’intérêt et les revenus de commission) sont faibles avec surtout des revenus d’intérêt 1% plus bas qu’attendu. "La prévision de 4,6 milliards pour ce poste en 2019 est maintenue grâce à l’acquisition de CMSS (première caisse d’épargne-construction en République tchèque, Ndlr) mais nous nous attendons à une baisse des estimations du consensus qui devra prendre en compte les coûts liés à cette consolidation." Pour 2019, les prévisions du broker sont inférieures de 10% au consensus.

Prime de valorisation menacée

Pour les analystes de Bloomberg Intelligence, la prime de valorisation de KBC par rapport à ses concurrents européens, qui est attribuable à sa rentabilité et à son capital, restera menacée. En cause, la pression continue sur les marges des produits, des commissions plus basses et des changements régulatoires.

Enfin chez Degroof Petercam, Bart Jooris constate que les résultats sont bien supérieurs aux estimations moyennes mais qu’ils sont en ligne avec les siennes. Il maintient donc sa recommandation à "accumuler" et son objectif de cours à 70 euros.

Sur l’ensemble des analystes répertoriés par Bloomberg qui suivent KBC, 15 conseillent un achat, 7 suggèrent de la conserver et un de la vendre. L’objectif de cours moyen s’élève à 75,2 euros, soit un potentiel de hausse de 24% par rapport au cours actuel.

Lire également

Publicité
Publicité