Le trésor de guerre d'Ageas pèse 1 milliard d'euros

©REUTERS

Depuis le début de l’année, les activités asiatiques et belges déclarent de solides résultats consistants, se félicite Bart De Smet, CEO du groupe.

Le CEO d’Ageas , Bart De Smet, se dit "plus que satisfait par la performance opérationnelle" de la maison après neuf mois. "La solide performance du troisième trimestre confirme les bons voir excellents résultats sur l’ensemble de l’activité du premier semestre".

Le cash disponible chez Ageas pointe actuellement à quelque 2 milliards d’euros. Soustraction faite des 800 millions réservés pour la suite du règlement intervenu dans le dossier Fortis et de quelque 200 millions d’euros pour le programme de rachat d’actions propres en cours, le trésor de guerre disponible pour des acquisitions pèse actuellement 1 milliard d’euros.

Ethias, AG Insurance,…

En matière de croissance externe, Ageas est attendu sur deux dossiers belges:

-> il y a Ethias, qui pourrait est à vendre si le management ne convainc pas la Banque nationale de son scénario " stand alone ",
-> il y a aussi les 25% qu’Ageas ne détient pas dans AG Insurance. BNP Paribas peut décider de s’en défaire à partir de janvier 2018, avec effet au plutôt en janvier 2021 compte tenu d’un préavis de 3 ans.

"Pour ces deux dossiers, la clef se trouve dans d’autres mains que les nôtres", insiste Bart De Smet. "Ceci dit, il faut pouvoir réagir vite le cas échéant. Nous nous y employons."

"Nous suivons de très près l'évolution d'Ethias en Belgique. Comme nous l'avons déjà dit, une acquisition serait un excellent moyen de renforcer notre position en Belgique, en particulier dans la branche non-vie."
Bart De Smet
CEO d'Ageas

Fin septembre encore, Bart De Smet soulignait encore à ce sujet : "Nous suivons de très près l'évolution d'Ethias en Belgique. Comme nous l'avons déjà dit, une acquisition serait un excellent moyen de renforcer notre position en Belgique, en particulier dans la branche non-vie."

Bart De Smet rappelle aussi l’intérêt d’Ageas pour l’Indonésie, dernier pays asiatique visé par l’assureur belge déjà présent dans une série de pays (dont la Chine, la Thaïlande et la Malaisie sont les plus gros pourvoyeurs d’encaissements). "Mais ce genre de dossier ne tombe pas du ciel. Il faut de la préparation et des opportunités."

Un solide 3e trimestre

Ageas publie un bénéfice net après neuf mois de 118 millions d’euros, battant le consensus des analystes qui en attendaient 87 millions d’euros en moyenne.

Le recul par rapport à la même période en 2015 (bénéfice net de 599 millions d’euros) s’explique par le poids de l’accord à l’amiable intervenu dans le dossier Fortis, dont Ageas est l’héritier juridique. Le deal, intervenu en mars dernier, représente pour l’assureur un coût net de 889 millions d’euros.

Sur le seul 3e trimestre, Ageas sort un bénéfice net de 185 millions d’euros, en progression de 43% sur la même période un an plus tôt.

Après neuf mois, les activités d’assurance en Belgique dégagent un bénéfice net de 309 millions d’euros en Belgique (+17% sur un an) et de 378 millions d’euros en Asie (+71%). Ce sont là les deux moteurs de la machine Ageas.

Au Royaume-Uni par contre, le résultat net recule de 17% à 54 millions d’euros, la contribution des activités en Europe continentale reculant de 5% à 60 millions d’euros.

Bart De Smet, CEO ©Dieter Telemans

"La solide performance du troisième trimestre confirme les bons voir excellents résultats sur l’ensemble de l’activité du premier semestre d’Ageas", indique donc Bart De Smet, CEO d'Ageas. "Depuis le début de l’année, les activités asiatiques et belges déclarent de solides résultats consistants, les activités vie étant un moteur important de la croissance du résultat de l’assurance en parallèle à une bonne performance opérationnelle en Non-vie, en particulier au troisième trimestre en Belgique."

Ageas touché par la météo et le terrorisme

L’assurance-vie a généré les trois quarts du bénéfice après neuf mois (623 millions, +46%), le reste provenant des branches non-vie (181 millions, -4%). Cela s’explique par les inondations en Belgique et au Royaume-Uni en mai et juin (impact: 41 millions d’euros) ainsi que par les attentats de Bruxelles (19 millions d’euros).

19 millions d’euros
La facture des attentats de Bruxelles pour Ageas est de 19 millions d'euros.

L’encaissement (part d’Ageas) est en hausse de 5% après neuf mois, à 10,9 milliards d’euros mais il est en recul au 3e trimestre (-2% sur un an).

On notera en particulier le ralentissement, en Belgique, des produits à taux garantis au 3e trimestre. Après un gros premier semestre, les primes encaissées sont désormais stables de ce côté-là. Il faut dire que le taux garanti n’est plus désormais que de 0,25%.

Le ratio combiné d’Ageas pointe à 97% après neuf mois, ce qui est moins bon qu’il y a un an (95,1%) quand la solvabilité du groupe pointe à 198,6%.

 

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