Les futurs catalyseurs pour l'action Argenx

©Thomas De Boever

Pour les six premiers mois de l'année, les dépenses en recherche et développement d'Argenx ont plus que doublé à 78 millions d'euros et elles vont encore grimper. Mais sa trésorerie de 944 millions d'euros lui permet d'appréhender l'avenir sereinement.

A l’issue des six premiers mois de l’année, Argenx a dégagé des revenus de 51,3 millions d’euros, contre 20,5 millions un an plus tôt. Les dépenses en recherche et développement ont bondi à 78,3 millions d’euros, contre 34,4 millions un an plus tôt. En fin de compte, la perte opérationnelle passe de 25,4 millions d’euros à 54,5 millions d’euros.

En raison du lancement d’une seconde phase III pour l’efgartigimod, des plans de développement pour le cusatuzumab et la mise en place d’une organisation commerciale, Argenx s’attend à ce que ses dépenses en capitaux croissent d’une année à l’autre.

944 millions d'euros en caisse

Notre essai de phase II sur l'efgartigimod dans le pemphigus vulgaris reste une priorité et nous prévoyons de communiquer des données de base au premier semestre de 2020.
Tim Van Hauwermeiren
CEO de Argenx

La biotech dispose toutefois de suffisamment de liquidités pour poursuivre ses activités sereinement. Argenx estime qu’elles permettent de couvrir les coûts jusqu’en 2021. En l’espace de six mois, elles sont passées de 565 millions d’euros à 944 millions grâce à l’accord de collaboration et de licence pour le cusatuzumab conclut avec Janssen qui prévoyait une avance de 300 millions de dollars et un investissement en actions à hauteur de 200 millions de dollars.

En ce qui concerne le pipeline des candidats médicaments, la biotech spécialisée dans le traitement de maladies auto-immunes et de cancers via une thérapie basée sur les anti-corps, signale que le recrutement pour l’essai "ADAPT" de phase III pour l’efgartigimod (ARGX-113) dans la myasthénie grave généralisée progresse comme prévu. Les principaux résultats sont attendus pour le second semestre 2020.

Commercialisation en 2021

La biotech assure également qu’elle est sur la bonne voie pour lancer, avant la fin de cette année, et toujours avec l’efgartigimod, la première de deux études pivot de phase III ("ADVANCE") pour son programme contre la thrombocytopénie.

"Notre essai de phase II sur l'efgartigimod dans le pemphigus vulgaris reste une priorité et nous prévoyons de communiquer des données de base au premier semestre de 2020", a déclaré Tim Van Hauwermeiren, le CEO de Argenx dans un communiqué.

Dans sa volonté de devenir une société de biotechnologie complètement intégrée, Argenx continue à investir dans une infrastructure commerciale. Son ambition est de mettre l'efgartigimod sur le marché en 2021 dans son indication contre la myasthénie grave.

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