Les résultats de Deceuninck affectés par les taux de change

©RV DOC

Le producteur de PVC pour les fenêtres et les portes Deceuninck fait état d'un résultat net en diminution à 7,5 millions d'euros. L'impact de la crise turque n'y est pas pour rien, les taux de change négatifs (-10,1%) ayant amputé la croissance organique du groupe.

Le chiffre d'affaires de Deceuninck au premier semestre a augmenté de 0,8% à 341,5 millions d'euros, conforme aux attentes de KBC  Securities (+0,7% à 341 millions). Le groupe note une progression de ses ventes dans les marchés émergents et aux Etats-Unis. "Des augmentations de prix visant à atténuer la hausse des prix des matières premières, l’inflation et des taux de change défavorables ont été mises en oeuvre", explique le producteur de PVC.

L'Ebitda ajusté quant à luis'élève à 36,1 millions d'euros au premier semestre clos le 30 juin, soit une progression de 10% par rapport au même semestre de l'exercice précédent (32,7 millions). Cela est dû à une "bonne performance en Amérique du Nord ainsi qu’en Turquie et dans les marchés émergents, induite par la hausse des volumes, les investissements des années précédentes qui commencent à porter leurs fruits et des hausses de prix qui compensent la hausse des prix des matières premières et l’inflation", explique Deceuninck. Mais cette croissance organique est amputée par les taux de change négatifs (-10,1%), encore plus élevés que les -8,6% prévu par KBC. S'ajoute à cela le prix élevé du PVC, une matière importante pour le groupe. Depuis le début de l'année, il est en moyenne plus cher de 3,9%.

Le résultat net du groupe a diminué à 7,5 millions d'euros (1er semestre 2017: 8,2 millions d'euros). L'endettement financier net au 30 juin s'élève à 126,3 millions d'euros, par rapport à 108,3 millions d'euros un an plus tôt. Le ratio d’endettement financier net/LTM Ebitda ajusté de 1,8.

"En général, nous sommes satisfaits des progrès réalisés au cours du 1er semestre 2018 en dépit des difficultés considérables auxquelles nous sommes confrontées au niveau de matières premières, des devises et de la volatilité sur le marché turc. Les investissements récents commencent à porter leurs fruits et nos innovations sont bien accueillies par le marché. Nous continuons à travailler pour réduire davantage l’empreinte écologique de nos produits", commente le CEO du groupe, Francis Van Eeckhout.

Perspectives

"Nous prévoyons que la demande mondiale de systèmes de fenêtres en vinyle et hybrides continuera de croître à un rythme supérieur, grâce à une meilleure isolation, à un meilleur rapport coût-efficacité, à une facilité d'entretien et à une esthétique améliorée", explique Deceuninck qui prévoit un possible ralentissement au second semestre de 2018 suite aux conditions économiques en Turquie.

"En outre, nous nous attendons également à un vent contraire persistant lié à la hausse des prix des matières premières et aux variations des taux de change défavorables. Nous continuons à prendre les mesures nécessaires pour rétablir les marges", conclut le groupe.

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