Les "turkish delights" amers de Deceuninck

Francis Van Eeckhout, le CEO de Deceuninck. ©Dieter Telemans

Deceuninck subit de plein fouet le ralentissement économique constaté en Turquie. Les ventes totales ont baissé de 8,5% et le résultat semestriel est passé dans le rouge. Le titre chutait de 8% à l'ouverture des marchés.

Comme on pouvait s’y attendre, les résultats semestriels de Deceuninck ont été affectés par le ralentissement de l’économie turque. Ils sont aussi inférieurs aux attentes des analystes.

Les ventes du producteur de profilés en PVC pour portes et fenêtres ont ainsi accusé un repli de 8,5% d’euros à 312,5 millions d’euros. En Turquie et dans les marchés émergents elles ont même chuté de 28% à 77,6 millions alors qu’elles sont restées stables en Europe (171 millions) et qu’elles ont augmenté de 1,9% à 64,1 millions en Amérique du Nord.

De son côté, l’Ebitda ajusté s’est contracté de 17,3% à 30,2 millions d’euros, la marge passant de 10,7% à 9,7%. Selon Deceuninck, ceci s’explique principalement par la baisse des volumes et des investissements supplémentaires dans le marketing, partiellement compensés grâce à l'utilisation accrue de PVC recyclé.

Des prévisions très vagues

Le résultat d’exploitation (Ebit), pour sa part, chute de 57% à 9,3 millions d’euros, tandis que le résultat passe dans le rouge d’un bénéfice de 7,2 millions d’euros à une perte de 1,2 million.

Au niveau du bilan, la dette financière nette a été ramenée à 112,4 millions d’euros contre 126,3 millions un an plus tôt. Le ratio d’endettement s’élevait à 2,12.

"Les effets du ralentissement économique en Turquie, qui étaient déjà visibles au second semestre de 2018, se sont poursuivis jusqu'en 2019", a indiqué Francis Van Eeckhout, le CEO de Deceuninck dans un communiqué. "Nous restons absolument convaincus du potentiel à long terme de la Turquie (…) ; le moment de la reprise reste cependant difficile à prévoir."

En guise de prévision, le groupe coté sur Euronext Bruxelles, se contente de préciser que certains de ses marchés finaux restent difficiles en raison d'incertitudes géopolitiques.

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