Malgré la crise, AvH prévoit de clôturer l'année dans le vert

AvH, ici représentée par son CEO Jan Suykens, avait clôturé l'exercice 2019 par un "record". ©Thomas De Boever

Malgré des résultats en berne dans toutes ses participations au premier trimestre, le holding belge Ackermans & van Haaren prévoit de terminer l'année 2020 en positif. Aucun dividende ne sera distribué avant le 1er octobre 2020.

En 2019, le holding Ackermans & van Haaren (AvH) s'est targué d'une "année record", propulsée par la vente de Residalya, affichant un bénéfice net de 394,9 millions d'euros. 2020, par contre, ne sera pas une année à inscrire dans les livres d'histoire de l'entreprise, coronavirus oblige. En l'espèce, même si le groupe avance que l'ensemble de ses propriétés a "bien résisté" à la crise, il reconnait toutefois déjà que "le bénéfice de l’exercice 2020 d’Ackermans & van Haaren accusera une baisse significative", même s'il restera positif.

Côté liquidités, AvH reste dans une position plus que confortable, avec une trésorerie nette de 245,6 millions d’euros, contre 267,4 millions d’euros fin décembre 2019. Le groupe annonce également avoir investi 10 millions d’euros au cours du premier trimestre, renforçant au passage ses participations dans Medikabazaar, Biotalys, SIPEF, CFE et OncoDNA.

Pas de dividende

Le holding rappelle à l'occasion sa volonté de s'aligner sur la recommandation de la Banque centrale européenne et de ne pas distribuer de dividendes avant le 1er octobre 2020. Aussi, la proposition de dividende à 2,5 euros par action avancée au préalable est retirée, le bénéfice "record" de 2019 se trouvant affecté aux réserves dans son entièreté.

Pour la suite, le groupe explique qu'il réévaluera plus tard la possibilité de dégager un dividende intérimaire.

CFE et Deme en net recul

Les filiales de dragage DEME et de construction CFE , qui forment le pôle Marine et Contracting du groupe, ont, de leur côté, solidement accusé le coup de la crise sanitaire. Avec un chiffre d'affaires à 534,9 millions d'euros, DEME témoigne d'un recul de 12,9% par rapport au premier trimestre de 2019. Selon le groupe, ce pas en arrière est entièrement à imputer au Covid-19, tout comme la contre-performance du carnet de commandes, s’établissant à 3,4 milliards d’euros ce trimestre contre 3,75 milliards au 31 décembre 2019.

Du côté de CFE, le constat est moins sévère. Avec un chiffre d'affaires à 221,1 millions d’euros, contre 226 millions en 2019, le pôle de construction fait preuve d'une certaine résilience face à la crise. Cependant, le holding annonce que les effets de celles-ci seront plus visibles au trimestre prochain, du fait du confinement et de la mise en pause de certains chantiers.

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