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Résultats en baisse pour le réseau belge d'ING

©BELGA

Au cours du troisième trimestre, les activités retail d'ING en Belgique et au Luxembourg ont dégagé un bénéfice de 187 millions d'euros, soit un recul de 10,1% d'une année à l'autre.

A l’issue du 3e trimestre, ING a dégagé des revenus de 4,65 milliards d’euros en hausse de 5,4%. Ils sont légèrement supérieurs aux attentes du marché (4,46 milliards). Sur les neuf premiers mois, ils atteignent 13,57 milliards (+1,9%).

Le résultat sous-jacent trimestriel avant impôts affiche, pour sa part, une croissance de 6,5% à 2,12 milliards d’euros. Pour les trois premiers trimestres de l’année, il passe à 5,83 milliards (+3,4%).

Bénéfice net amputé

Au niveau commercial, la base des clients principaux a cru de 200.000 unités pour atteindre 12,2 millions. La nombre total de clients "retail" s’établit à 38 millions. Le groupe bancaire signale également avoir enregistré une croissance des prêts nette de 6,8 milliards d’euros. A la fin du trimestre, le ratio de fonds propres CET1 atteignait 14%.

Le bénéfice net, de son côté, atteint 776 millions d’euros contre 1,38 milliard d’euros un an plus tôt. Cette chute de 43,6% s’explique principalement par un accord conclu avec les autorités néerlandaises portant sur le paiement d’une somme de 775 millions d’euros réglée lors du trimestre sous revue.

Rappelons que le ministère public des Pays-Bas reprochait à ING d'avoir violé la législation néerlandaise en matière de prévention du blanchiment et de financement du terrorisme, et ce "de manière structurelle et pendant des années".

Faiblesse en Belgique

En Belgique et au Luxembourg, les activités "retail" ont engendré un résultat sous-jacent avant impôts de 187 millions d’euros en recul de 21 millions (-10,1%) par rapport à la même période de l’an dernier et de 24 millions vis-à-vis du trimestre précédent.

Les revenus totaux ont baissé de 1,4% d’une année à l’autre. ING explique cela par des revenus moindres issus de l’épargne et des comptes courants qui reflètent l’environnement des taux bas. Cela a été contrebalancé, en partie, par des rentrées plus élevées sur les prêts. Ceux-ci ont toutefois baissé de 1,2 milliard au 3e trimestre à 85,9 milliards d’euros. Les dépôts de la clientèle, par contre, présentent un apport net de 0,5 milliard.

"En Belgique, l’organisation travaille activement pour adapter les conséquences de l’intégration et de la transformation intensives qui ont été implémentées au cours du premier semestre de l’année" a indiqué Roland Boekhout, un responsable de la banque cité dans le communiqué. "La loyauté de la clientèle reste élevée et le momentum commercial a été maintenu mais les niveaux de service réclament notre attention dans l’intervalle."

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