Trimestre moins faible que prévu pour AB InBev

Carlos Brito, CEO d'AB InBev. ©Photo News

L'Ebitda dégagé au premier trimestre par AB InBev est supérieur aux attentes du marché. Le brasseur table sur une accélération de sa croissance surtout au second semestre. Les perspectives de dividende restent inchangées.

"Alors que le premier trimestre a été légèrement meilleur que ce que nous avions prévu initialement, nous restons convaincus que la croissance s’accélérera durant l’exercice, principalement au second semestre" signale AB InBev dans son communiqué consacré aux chiffres trimestriels. Et c’est vrai, rappelez-vous, que le brasseur avait prévenu que les trois premiers mois de l’année s’annonceraient faibles.

En réalité, ils sont globalement conformes aux attentes des analystes avec toutefois une bonne surprise au niveau de l’Ebitda. Les volumes totaux de bières produites sont stables (-0,2%) à 134,8 millions d’hectolitres. Cela a permis de générer des revenus de 13,07 milliards de dollars (+4,7%).

Faiblesse aux USA, le Mexique dopé

Les produits combinés des trois marques mondiales du groupe Budweiser, Stella Artois et Corona ont enregistré une croissance de 7,9% au niveau mondial et de 12,2% en dehors de leurs marchés domestiques. Aux Etats-Unis, les volumes  vendus ont baissé de 4,2%. Pour le Brésil, comme prévu, le premier trimestre a été difficile. Les produits ont diminué de 1,8%. Le Mexique, par contre, a réalisé un "excellent" trimestre avec une croissance des volumes autour des 15%.

L’Ebitda normalisé tutoie les 5 milliards à 4,99 milliards d’euros au niveau du groupe alors que le consensus des analystes tablait sur un chiffre de 4,92 milliards. La marge passe de 37,2% à 38,2%. "Ce résultat a été favorisé par les produits réalisés et la génération continue de synergies, en partie atténués toutefois par l’échelonnement des initiatives commerciales et de marketing avant la coupe du monde de football" précise AB InBev.  L’impôt sur le résultat est passé de 418 millions à 673 millions d’une année sur l’autre, avec une hausse du taux d’imposition effectif normalisé de 20,4 % à 28,3%.

Au final, le bénéfice normalisé accuse un repli de 1,03% à 1,44 milliard de dollars.

Deuxième trimestre solide

Pour l’ensemble de l’exercice, l’optimisme est de rigueur. Le numéro un mondial de la bière prévoit de réaliser une solide croissance des produits et de l’Ebitda. Il précise que le solde des synergies d’environ 900 millions de dollars (sur un total de 3,2 milliards) issues de la fusion avec SAB devrait être réalisé au cours des deux à trois prochaines années. Quelque 160 millions ont été réalisées lors du trimestre sous revue.

Au niveau de l’endettement et des dividendes, rien de neuf. Pour le premier, AB InBev vise toujours une structure de capital optimal comportant un ratio d’endettement net sur Ebitda aux alentours de 2. Pour le second, c’est la même phrase devenue rituelle. "Nous continuons à nous attendre à une hausse des dividendes au fil du temps, mais cette croissance à court terme devrait toutefois être modeste compte tenu de l’importance du désendettement."


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