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  2. Rue du Dries

Le parquet requiert la peine maximale à l'encontre d'Abdeslam et d'Ayari

Dans le cadre du procès de la rue du Dries, le parquet fédéral requiert 20 ans de prison, soit la peine maximale, à l'encontre de Salah Abdeslam et Sofiane Ayari avec une période de sûreté de 13 ans.
  • La journée se termine. Le procès se poursuivra donc jeudi avec les dernières plaidoiries des parties civiles et celles de la défense.

  • Un dommage prévu à 750.000 euros pour deux policiers

    L'avocat de l'Etat belge rappelle que deux des policiers victimes ont été déclarés invalide à 35% et 55%. Il demande 142.000 euros provisionnnels sur un dommage prévu à 750.000 euros.

  • La suite du procès reportée à jeudi

    La présidente Marie-France Keutgen a demandé à la défense si elle est prête à plaider dès demain. Sven Mary souhaitait en effet un délai pour se préparer.

    La présidente a donc proposé de remettre le procès à jeudi et de supprimer la journée de demain. Et c'est ce qui a été convenu: à la suite de la plaidoirie de l'Etat belge, l'audience sera suspendue jusqu'à jeudi matin, dernière journée d'audience.

  • "Ces policiers ont cassé en deux une cellule active de l'Etat islamique"

    Me Maryse Alié, avocate de cinq policiers qui se sont constitués parties civiles: "Il faut se rendre compte que les attentats à Bruxelles auraient pu être bien pire. Ces policiers ont cassé en deux une cellule active de l'Etat islamique."

  • Le parquet requiert la peine maximale

    "Ils étaient tous prêts à mourir en martyrs"
    • La substitute du procureur fédéral, Kathleen Grosjean, vient de requérir la peine maximale à l’encontre de Sofiane Ayari et Salah Abdeslam, soit 20 ans de prison avec 13 ans de sûreté pour tentative d’assassinat à caractère terroriste sur des policiers belges de la DR3 (antiterrorisme), des policiers français membres de l’équipe commune franco-belge et des agents des forces spéciales. Et ce au terme d’un réquisitoire long de moins de deux heures.
    • L’un des enjeux du procès, celui de l’identité de l’autre tireur, le jour du 15 mars 2016, a été simplement dépassé par la magistrate fédérale. "Ma conviction est que c’est Ayari qui a tiré. Son ADN est sur l’arme ainsi qu’un chargeur. Osama Krayem (suspect des attentats de Bruxelles, ndlr) le dit: c’est un combattant de l’Etat islamique. Il sait manier les armes", a-t-elle expliqué.
    • Pour autant, elle a demandé la même peine contre les deux prévenus, en tant que coauteurs. Pourquoi? "Abdeslam a montré, dans ses courriers à sa mère, qu’il avait bien l’idéologie de l’Etat islamique. Son intention et celle d’Ayari était bien de semer la terreur et déstabiliser le pays. L’un et l’autre adhèrent aux idées, projets et instructions de l’Etat islamique. Ils s’auto-influencent", précise-t-elle.
    • "En entendant le mot 'police' lors de l’intervention, ils sont restés sur place. Leur intention n’était pas que de rester: leur volonté était d’attaquer et combattre l’ennemi."
    • La substitute veut établir la préméditation car, selon elle, "ils ont décidé à trois du plan d’attaque contre les policiers", le jour des faits. "Ayari, Abdeslam et Belkaïd étaient prêts à mourir en martyrs. Mais c’est Belkaïd qui est resté car il était blessé. S’ils avaient paniqué, ils se seraient enfui immédiatement."
    • Elle a justifié la peine maximale par l'importante radicalisation des deux hommes, et le fait qu'ils s'apprêtaient à commettre des actes proches de la guerre dans un pays en alerte terroriste maximale (au niveau 4, en mars 2016). Le procès se poursuit avec les plaidoiries des avocats des parties civiles. Il devrait s’achever en avance et même prendre fin dès demain, voire jeudi.

    Julien Balboni

  • Reprise de l'audience

    Me Alié prend la parole pour les cinq policiers parties civiles.

  • Suspension d'audience

    On va reprendre avec les plaidoiries des parties civiles.

  • Le parquet fédéral requiert 20 ans de prison

    Kathleen Grosjean requiert la culpabilité d'Ayari et Abdeslam des faits de tentative d'assassinat dans un contexte terroriste en tant que coauteurs.

    Le parquet fédéral requiert 20 ans de prison (soit la peine maximale) à l'encontre de Salah Abdeslam et Sofiane Ayari avec une période de sûreté de 13 ans.

    L'audience est suspendue avant les plaidoiries des parties civiles.

  • "L'un et l'autre adhèrent aux idées, projets et instructions de l'État islamique. Leurs volontés se rencontrent quand ils entendent les policiers. Ils décident à trois du plan d'attaque contre les policiers."

    Pour la procureure, Ayari, Abdeslam et Belkaïd étaient "prêts à mourir en martyrs. C'est Belkaïd qui est resté car il était blessé."

  • "Intention d'homicide et préméditation"

    "En entendant le mot 'police', ils sont restés sur place. Leur intention n'était pas que de rester, leur volonté était d'attaquer et combattre l'ennemi" glisse la procureure fédérale. Celle-ci veut démontrer l'intention homicide des deux prévenus, mais aussi la préméditation (assassinat). Pour cela, elle évoque les sommations des policiers avant que la porte ne s'ouvre. "Au lieu de les écouter, ils ont pris leurs armes et les ont placées en mode coup-par-coup puis visé les policiers."

    ©EPA

  • "La peine maximale requise sera de 20 ans"

    Les faits reprochés à Salah Abdeslam et Sofiane Ayari ne sont pas correctionnalisés sur base de la loi pot-pourri, mais bien sur base de la réforme de la cour d'assises de 2009, selon la procureure fédérale Kathleen Grosjean. La décision de la Cour constitutionnelle d'en annuler certaines dispositions n'a donc pas d'influence dans ce cas, estime-t-elle.

    Quant à l'ampleur de la peine, le représentant du ministère public a souligné que les faits relevaient de l'article 137, soit l'assassinat terroriste. Même pour Salah Abdeslam, qui est en état de récidive, la peine maximale requise sera de 20 ans, a précisé Kathleen Grosjean.

  • "Ma conviction est que c'est Ayari qui a tiré"

    La procureure fédérale explique en substance:

    "A 18h03, après 4 heures de siège, Mohamed Belkaïd est tué par des tirs de snipers: l'opération se termine. Abdeslam et Ayari ont pris la fuite par la fenêtre arrière. Un voisin les filme en train de partir vers 14h25. Ils se débarrassent de l'arme et de deux chargeurs dans une cour de la rue de l'Eau avant de s'enfuir. La kalachnikov utilisée par Belkaïd était une arme démilitarisée puis remilitarisée, achetée à une société slovaque en juin 2015."

    "Ma conviction est que c'est Ayari qui a tiré, son ADN est sur l'arme et un chargeur. Ayari a été combattant, Krayem le dit: 'c'est un combattant de l'État islamique'. Il sait manier les armes."

    "Il y a une volonté commune à MM. Abdeslam et Ayari de détenir ces armes dans un contexte terroriste."

    "Ayari a été dans l'EI, Abdeslam, dans ses courriers, a bien l'idéologie de l'EI. L'intention réelle de ces personnes était bien de semer la terreur et déstabiliser le pays."

  • Rappel des faits

    La procureure fédérale est en train de rappeler le déroulé des faits du 15 mars 2016. En voilà un résumé

    Pour rappel, pour des faits présumés de tentative d'assassinat à caractère terroriste, les prévenus encourent 20 ans de prison.

  • Comme les parties civiles, le parquet fédéral rejette les nullités demandées par la défense sur la compétence du tribunal.

  • La parole est à la substitute du procureur fédéral pour ses réquisitions

  • Le procès à travers le regard des dessinateurs de presse

    ©AFP

    ©REUTERS

    ©AFP

     

     

  • Place aux parties civiles

    C'est Me Maryse Alié qui commence. Elle prend la parole pour cinq policiers constitués partie civile.

  • Reprise de l'audience

  • L'audience est suspendue et reprendra à 13h30

  • Sven Mary demande à discuter avec son client Salah Abdeslam sur le fait que la partie civile V-Europe puisse poser des questions à l'audience.

  • Reprise de l'audience

    L'audience reprend avec des discussions de calendrier. La procureure fédérale devrait requérir cet après midi.

    Le procès devrait être bien plus rapide que prévu et, pourquoi pas, s'achever demain soir.

  • Que s'est-il passé ce matin?

    Salah Abdeslam, agressif, souhaite garder le silence

    • L'instruction d'audience vient de s'achever devant le tribunal correctionnel de Bruxelles où les deux prévenus, Salah Abdeslam et Sofiane Ayari, ont refusé de s'exprimer sur les faits. Tous deux sont jugés pour tentative d'assassinat sur des policiers, le 15 mars 2016, à Forest.

    • Les parties civiles attendaient avec impatience de savoir si Salah Abdeslam, unique survivant du commando des attentats du 13 novembre 2015 à Paris allait s'exprimer. Celui-ci n'a souhaité répondre à aucune question de la présidente Marie-France Keutgen. Affichant un ton agressif, il a expliqué être présent à Bruxelles "car on le lui avait demandé". Après une profession de foi en l'Islam, il a déclaré: "Je constate que les musulmans sont jugés et traités de la pire des manières, impitoyablement. Il n'y a pas de présomption d'innocence, il n'y a rien (...) Je n'ai pas peur de vous, de vos alliés, de vos associés. Je place ma confiance en Allah, je n'ai rien à ajouter."

    • Encadré par deux policiers encagoulés, vêtu d'une veste de costume claire, barbu, Salah Abdeslam prononçait ici ses premiers mots en public depuis les attentats.

    • Peu avant, son complice présumé, le Tunisien Sofiane Ayari, s'était exprimé avec énormément de prudence. Il a reconnu sa présence a Forest, le jour des faits, et expliqué ne pas soutenir l'État islamique "à 100%".

    • L'audience a été suspendue à 11h40. Elle reprendra avec les parties civiles et le réquisitoire à 13h30.

    Julien Balboni

  • Abdeslam: "Je suis fatigué"

    On passe à l'interrogatoire de Salah Abdeslam.

    "Je suis fatigué" dit-il, en justifiant le fait qu'il soit assis. "Vous avez fait la demande expresse d'être là, vous avez souhaité être présent, accepterez-vous de répondre aux questions?"Je ne souhaite répondre à aucune question" dit-il en hachant des mots.

    - "Pourquoi être là alors?"
    - "On m'a demandé d'être là alors je suis venu. On m'accuse, je garde le silence, il ne fait pas de moi un criminel ou un coupable."

    "Je veux qu'on se base sur des preuves formelles et tangibles. Je constate que les musulmans sont jugés et traités de la pire des manières, impitoyablement, c'est ce que je constate, il n'y a pas de présomption d'innocence, il n'y a rien."

    Il poursuit avec une profession de foi. Il s'adresse à la présidente : "Je n'ai pas peur de vous, de vos alliés, de vos associés, je place ma confiance en Allah. Je n'ai rien à ajouter."

    Fin de l'instruction d'audience.

    → L'audience est suspendue une dizaine de minutes.

  • "Les attentats en Europe étaient-ils justifiés?"

    "Dernière question pour vous monsieur: "que pensez-vous des attentats commis au nom de l'EI dans les États européens?", demande la présidente à Sofiane Ayari. "Je me suis expliqué dessus, je n'ai pas participé à ces attentats, je voulais simplement retourner en Syrie."

    - "Vouliez-vous rejoindre les rangs de l'EI?"
    - "Oui, je n'avais pas d'autres choix, je risquais la prison dans mon pays."

    - "Les attentats en Europe étaient-ils justifiés?"
    - "J'ai déjà répondu."

    La présidente insiste et veut connaître l'avis d'Ayari sur les attentats. "Je vais bientôt passer dans un autre procès, j'aurai alors l'occasion de répondre à cette question. Je n'ai rien à ajouter."

  • Le jour des attentats

    On en vient au mystérieux voyage d'Ayari et Osama Krayem à Amsterdam, le 13 novembre 2015, jour des attentats de Paris. "Je me suis déjà exprimé, je ne veux pas revenir dessus."

  • Comment ont-il pu fuir?

    La kalachnikov abandonnée l'avait été dans la cour d'un petit appartement de la rue de l'Eau, avec une tunique et deux chargeurs.

    ©AFP

    "Pourquoi décider de les abandonner alors que vous les aviez emportées?"

    Pas de réponse.

    - "Comment avez-vous fui alors que le quartier était bouclé?"
    - "Je me suis déjà exprimé. On est parti à pied."

    Ayari est de plus en plus muet et évasif. Il ne veut pas évoquer les détails de la fuite et leur arrivée chez la mère d'Abid Aberkane, rue des Quatre-Vents, à Molenbeek.

  • Ayari parle

    S'il refuse de répondre à certaines questions, Sofiane Ayari en dit cependant bien plus que pendant ses nombreuses auditions à la police. Ce Tunisien était resté quasi silencieux jusqu'ici.

  • L'ADN retrouvé sur la kalachnikov

    On en vient au coeur du procès: l'ADN d'Ayari a été retrouvé sur une des kalachnikovs abandonnées dans la cour intérieure, et notamment sur la détente, la poignée et le chargeur de l'arme. Ayari ne conteste pas cela, mais dit qu'il avait manipulé l'arme bien avant l'intervention de la police, d'où les traces ADN...

    - "Avez-vous vu à quel endroit Mohamed Belkaid a été touché?"
    - "Oui, en dessous de la poitrine."

    - "A-t-il dit quelque chose?"
    - "Non, il s'est évanoui.

    Ayari ne souhaite pas s'exprimer sur les conditions de sa fuite avec Abdeslam. "Je me suis déjà expliqué, je ne souhaite pas revenir dessus."

  • "Abdeslam n'a pas tiré"

    Suite de l'interrogatoire d'Ayari:

    - "Vous dites que ce jour-là, Belkaid a tiré mais pas vous..."
    - "Je confirme."

    - "Vous dites aussi que Salah Abdeslam n'a pas tiré non plus... "
    - "C'est cela."

    Pourtant, ce jour-là, deux kalachnikov ont été utilisées. Pour Ayari, c'est Mohamed Belkaïd qui a utilisé les deux. "Avec le bruit, la poussière, le plafond qui s'écroule, difficile de voir."

  • "Personnellement, je n'ai pas commis d'attentat"

    Ayari dit ne pas se souvenir qui a affiché le drapeau de l'État islamique dans l'appartement.

    - "Etes-vous favorable à l'EI?"
    - "Ça dépend de plusieurs facteurs. J'adhère à certains points, pas à tous. On ne peut pas être d'accord à 100% avec l'EI. Je suis d'accord avec eux quand ils combattent Bachar El Assad."

    - "Et que pensez-vous des attentats?"
    - "Ça les regarde. Personnellement, je n'ai pas commis d'attentat."

    Quand les policiers arrivent, à 14h11, le 15 mars 2016, Ayari se trouve dans la pièce côté jardin, "sur la tablette", en compagnie de Salah Abdeslam.


  • L'interrogatoire d'Ayari

    Ayari reconnaît sa présence le 15 mars 2016 dans l'appartement du numéro 60 de la rue du Dries, au moment de la perquisition. Il était préposé aux courses. "Pas tous les jours, une fois par semaine"

    - "A quoi les armes étaient-elles destinées?"
    - "Je ne souhaite pas répondre."

    - "Vous avez rencontré El Bakraoui Ibrahim?"
    - "Oui."

    - "Il discutait parfois avec vous?"
    - "Il me saluait, tout simplement"

    La présidente cite des passages d'auditions d'Osama Krayem, qui attribue des kalachnikovs à Salah Abdeslam et Mohamed Belkaid (mort le jour des faits). Ayari nie. Selon lui, les armes n'étaient pas nommément attribuées.

  • On apprend qu'Abdeslam était venu récupérer Ayari, Osama Krayem et Ahmad Alkhald à Ulm, en Allemagne, peu avant les attentats de Paris.

  • Si Salah Abdeslam refuse de répondre, Ayari, lui, collabore.

    Romain Delcoigne et Sven Mary, les avocats d'Abdeslam. ©AFP

  • "Je suis normal, pas radical"

    Abdeslam refuse de répondre aux questions.

    Sofiane Ayari, de nationalité tunisienne, a fait des études techniques, a vivoté entre des petits boulots. Parti de Tunisie, il a rejoint la Syrie puis a débarqué en Allemagne dans le flux des réfugiés.

    "Vous considérez-vous comme quelqu'un de radical?"

    "Je suis normal, pas radical", répond Ayari.

  • L'audience reprend

    L'audience reprend. L'affaire est mise en continuation sur le point de la constitution de partie civile de l'association V-Europe au 29 mars.

    Le procès se poursuit entre-temps. L'instruction d'audience et l'interrogatoire commence. Sofiane Ayari est interrogé.

  • L'avocat de l'association V-Europe, qui représente plus 200 victimes des attentats de Bruxelles, a fait une demande de constitution de partie civile. Sven Mary, avocat de Salah Abdeslam, avance qu'il y a un "manque d'intérêt manifeste" pour recevoir cette demande et a réclamé un délai d'une heure pour répondre à la question.

    L'avocat de V-Europe souligne de son côté que l'association ne réclame que d'être traitée sur un pied d'égalité avec les autres victimes.
    Pour le procureur fédéral, la requête n'empêche pas la tenue des débats.

    → L'audience a été suspendue pour laisser le temps au tribunal de se pencher sur la question.

    ©AFP

  • Salah Abdeslam ne s'est pas levé

    Ayari porte un training, Abdeslam, barbu, est vêtu d'un polo blanc à manches longues. La presidente: "Pouvez vous vous lever M. Abdeslam?"

    Salah Abdeslam ne s'est pas levé. Il n'a pas voulu décliner son identité.

  • Pas d'images!

    Les prévenus, Salah Abdeslam et Sofiane Ayari, refusent d'être photographiés et filmés.

  • Salah Abdeslam et Sofiane Ayari entrent dans la salle d'audience

    Les détenus entrent dans la salle, encadrés par des policiers encagoulés. D'abord Sofiane Ayari, puis Salah Abdeslam.

  • Quelle peine?

    L'ampleur de la peine à laquelle pourraient être condamnés Salah Abdeslam et Sofiane Ayari fera inévitablement l'objet de débats entre le procureur fédéral et la défense, a expliqué le président du tribunal de première instance de Bruxelles, Luc Hennart. La loi permettant la correctionnalisation de tels dossiers, entre-temps annulée par la Cour constitutionnelle, prévoyait qu'une peine de 40 ans pouvait être infligée.

    "Il y aura des débats", prévoit-il. "C'est une conséquence de l'arrêt qui a annulé la loi sur la correctionnalisation de tels faits. Si le procureur réclame 40 ans de réclusion, il est probable que la défense fera valoir que la peine maximale est de 20 ans."

    Quelle que soit la peine qui sera infligée à Salah Abdeslam, il n'effectuera celle-ci qu'après celle qui découlera de son procès en France pour les attentats du 13 novembre, un procès qui ne devrait débuter qu'en 2020.

    Etant donné qu'il risque la perpétuité chez nos voisins français (30 ans avec une période de sûreté qui peut être de maximum 22 ans, voire 30 ans pour des meurtres de mineur de moins de 15 ans, de policier ou de magistrat), il ne reviendra en Belgique pour effectuer sa peine que dans plus d'une dizaine d'années.

  • Abdeslam est arrivé

    Salah Abdeslam est arrivé au tribunal correctionnel de Bruxelles pour son procès, d'après une source proche du dossier. Son avocat, Sven Mary, est arrivé au Palais de Justice vers 8h10, sans faire de déclaration. 

  • Le président du tribunal de première instance de Bruxelles, Luc Hennart, vient saluer les parties au procès.

  • L'avocat d'Abdeslam est arrivé

    ©AFP

    Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam est arrivé dans la salle d'audience.

  • Le rappel des faits in extenso, où on apprend que Salah était un bon cuisinier ou bien qu'un renseignement de Lampiris a mis les enquêteurs sur la voie...

  • Le plan Canal, "une bonne blague"

    Le député-bourgmestre de Forest Marc-Jean Ghyssels (PS) a qualifié de "bonne blague" le plan Canal de lutte contre la radicalisation, l'extrémisme violent et le terrorisme mis en place à Bruxelles début 2016, quelques semaines après les attentats de Paris.

  • Salah Abdeslam a quitté dans la nuit sa prison française pour être transféré en Belgique. Un convoi de véhicules de gendarmes d'élite du GIGN français a quitté la prison entre 3h30 et 4h.

    Dans la nuit glaciale, un premier groupe de trois voitures encadrées par des motards est sorti de cette prison de l'Essonne, au sud de la capitale française, peu avant 3h30, avant un second groupe une vingtaine de minutes plus tard. Peu après 4h, trois autres véhicules ont quitté Fleury sans escorte.

  • Le procès concerne la fusillade rue du Dries

    Salah Abdeslam, seul membre encore vivant des commandos jihadistes qui ont attaqué Paris le 13 novembre 2015, comparaît pour la première fois publiquement ce lundi à Bruxelles pour sa participation présumée à une fusillade avec des policiers dans une maison de la rue du Dries à Forest à la fin de sa cavale en mars 2016.

    Ce procès en correctionnelle n'est qu'un préambule à celui qui aura lieu en France en 2020 pour les attentats qui y ont fait 130 morts. Mais il est très attendu pour savoir si le petit délinquant devenu "ennemi public numéro un" sortira du mutisme qu'il observe face aux enquêteurs français.

    Agé de 28 ans, ce Français d'origine marocaine qui a grandi à Molenbeek, où il s'est radicalisé, apparaît au coeur d'une cellule jihadiste impliquée dans au moins trois dossiers terroristes majeurs.

    Les attentats de novembre 2015 à Paris, ceux du 22 mars 2016 à Bruxelles et l'attaque avortée dans le train Thalys Amsterdam-Paris en août 2015 relèvent "peut-être d'une unique opération" de l'Etat islamique (EI), estime le parquet fédéral. Les faits pour lesquels Salah Abdeslam sera jugé de lundi à vendredi remontent eux au 15 mars 2016.

    Le rappel des faits en images.

    Procès de Salah Abdeslam: retour sur la fusillade de la rue du Dries

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