La distribution a très vite trouvé d'autres abattoirs

Delhaize et Colruyt ont déjà trouvé des alternatives à Veviba en Belgique. ©Belgaimage

Delhaize et Colruyt ont identifié sans difficulté des alternatives d’abattage à Veviba Bastogne. Cora, Lidl et Carrefour ont remplacé Lanciers ou Adriaens.

La grande distribution n’a pas encaissé de choc dépressif sur ses ventes de viande bovine ces derniers jours suite au scandale Veviba. Juste un petit effet jeudi et vendredi. À l’image de Delhaize et Colruyt, toutes les entreprises du secteur ont rapidement trouvé des alternatives pour assurer leur approvisionnement. "Nous avions déjà d’autres fournisseurs, souligne le porte-parole Roel Dekelver chez Delhaize, et nous avons lancé dès le début de l’affaire des collaborations avec des fournisseurs supplémentaires afin de garantir nos volumes. Dès ce lundi, c’est chose faite: on est paré." Delhaize a trouvé ces alternatives en Belgique. Même topo chez Colruyt.

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Delhaize et Colruyt représentaient environ 70% du chiffre d’affaires de l’abattoir de Veviba à Bastogne.

La chaîne Cora (groupe Louis Delhaize) commercialisait quatre produits en provenance de Veviba — des hamburgers: elle a cessé de les vendre dès jeudi matin. Elle était par ailleurs cliente de Lanciers, un autre abattoir du groupe Verbist établi à Rochefort. "Nous avons arrêté toute collaboration avec Lanciers et cherché d’autres fournisseurs, dit le porte-parole Luc Janssens. Lanciers et un autre fournisseur nous livraient des carcasses, que nous découpions dans nos boucheries. Nous avons isolé dès jeudi celles en provenance de Lanciers et reporté la totalité de nos commandes sur l’autre fournisseur." Il s’agit de Derwa, qui exploite un abattoir à Liège. "Nos volumes sont assurés sans problème par ce fournisseur", ajoute Luc Janssens.

Chez Lidl, le scénario diffère légèrement. "Nous ne sommes pas concernés par l’affaire Veviba, dit son porte-parole Julien Wathieu. Notre fournisseur, Viangro, collaborait en revanche avec Adriaens, un autre abattoir du groupe Veviba-Verbist. Nous avons décidé de stopper toute collaboration avec ce groupe." Du coup, Viangro se fournit ailleurs en carcasses de bovins, dont il assure lui-même la découpe, pour continuer de servir Lidl.

C’est grosso modo le même modus operandi chez Carrefour. La chaîne travaillait elle aussi avec Adriaens. "Grâce à notre filière Qualité, nous maîtrisons toute la chaîne, indique son responsable communication Baptiste van Outryve. Nous avons notre propre système de contrôle, avec un tiers agréé qui se rend une fois par semaine à l’improviste dans l’abattoir. Nous n’avons pas eu de souci chez Adriaens, mais dès qu’on a appris qu’il y avait enquête sur le groupe, on a suspendu la collaboration." Carrefour a choisi un autre abattoir belge. Quant à la découpe, elle était déjà réalisée par d’autres entreprises ainsi que par les boucheries Carrefour: rien de changé sur ce plan.

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