La Sogepa, chargée de la vente de l'abattoir de Bastogne, espère 3 ou 4 candidats

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Les deux managers de crise désigné par la Sogepa sont chargés de trouver au plus vite un repreneur.

Le bras financier de la Région wallonne, propriétaire des infrastructures, a donc désigné deux managers de crise chargés de gérer le processus de reprise des outils au groupe Verbist, désormais privé de l’agréation de l’Afsca pour les sites de Bastogne et Rochefort.

"Le temps presse. Si on veut que le site de Bastogne garde une certaine valeur, il faut une solution rapide."
Renaud Witmeur

La Société wallonne de gestion et de participations a lancé hier un appel aux candidats repreneurs en diffusant un mémo d’information. Elle espère boucler le plus vite possible ce dossier très sensible. "Le temps presse. Si on veut que le site de Bastogne garde une certaine valeur, il faut une solution rapide", souligne son CEO, Renaud Witmeur.

Des marques d’intérêt ont déjà été exprimées, mais ce n’est qu’à partir du lancement de l’appel d’offres que les choses vont se préciser.

"Le délai est très court. Nous demandons aux éventuels candidats de remettre leurs marques d’intérêt non liantes dans les trois jours. Si celles-ci sont acceptées, ils auront alors accès à la data room qui leur permettra de présenter leur offre formelle en vue de l’ouverture des négociations", explique le patron de la Sogepa.

Pas de délai fixé

Les choses ne devraient pas traîner, même si aucun délai n’a été fixé. "Le plus tôt sera le mieux, mais nous ne voulons pas nous enfermer dans un calendrier. Je n’ai d’ailleurs aucune garantie que l’opération va réussir."

Il est vrai que les candidats potentiels ne courent pas les rues. En Belgique, ils sont tout au plus une dizaine à avoir les reins suffisamment solides pour reprendre les installations de Bastogne (250 salariés) et de Rochefort (70), même si les deux dossiers ne sont pas forcément liés.

"On ne peut pas exclure non plus qu’un gros acteur étranger se manifeste."
Renaud Witmeur

Pour la Sogepa, l’enjeu sera bien sûr de vendre l’actif le plus cher possible. Rien n’empêche, à cet égard, d’imaginer qu’un candidat repreneur exprime également de l’intérêt pour un site Verbist situé en Flandre.

"Le meilleur scénario, selon moi, serait de recevoir trois ou quatre candidatures belges. On ne peut pas exclure non plus qu’un gros acteur étranger se manifeste", dit Renaud Witmeur.

Si la Sogepa a pris la main dans ce dossier, c’est parce qu’elle peut se prévaloir d’une créance importante auprès du groupe Verbist. Ce dernier – qui n’a pas la réputation d’être un mauvais payeur – doit encore rembourser 3,7 millions d’euros sur un total de 5,5 millions d’emprunts contractés en trois volets. "Les actions de l’entreprise servent de garantie. En cas de gros contentieux, nous avons toujours la possibilité de saisir des titres", précise Renaud Witmeur.

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