"Altered Carbon", polar pluvieux dans un univers à la "Blade Runner".

©Netflix

Netflix a peut-être trouvé son blockbuster avec la série cyberpunk "Altered Carbon", un polar pluvieux dans un univers à la "Blade Runner".

Dans un futur où la conscience est digitalisée et stockée sur une pile transférable d’un corps à l’autre, Takeshi Kovacs (Joël Kinnaman, révélé par la splendide "The Killing"), un ex-soldat rebelle, est ramené à la vie après 250 ans de cryogénisation. Laurens Bancroft (James Purefoy), un magnat absurdement riche de ce nouveau monde, a en effet gratifié Kovacs d’un corps génétiquement entraîné au combat, afin que ce dernier résolve un meurtre: celui de Bancroft lui-même, ressuscité par cette technologie. Dans un monde nettement marqué par la nostalgie de "Blade Runner" (les rues pluvieuses, les hologrammes publicitaires, le trench-coat du héros, tout y est), "Altered Carbon" met du temps à prendre ses marques et à trouver sa voie propre, avant de laisser son côté pulp glisser au second plan, pour enfin déplier son intrigue.

Altered Carbon Bande Annonce VOSTFR (Série Netflix - 2018)

Quand la série décolle finalement, elle va loin: en parallèle de sa trame narrative coup-de-poing, elle explore activement les ramifications sordides de cettenouvelle forme d’immortalité, dans laquelle le corps n’est qu’un espace de stockage. La possibilité de torture à l’infini, la mort de la religion, ou encore l’insondable fossé entre riches et pauvres face à cette évolution colorent l’intrigue. Teintée d’un sexisme ordinaire décidément vendeur, "Altered Carbon" est aussi tartinée de sexe et de gore pas toujours intéressants, mais qui ne manquent pas de lui conférer le facteur "Game of Thrones" que brigue activement Netflix, qui a peut-être bien trouvé son blockbuster.

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