"Aurore", une étude fictionnelle sur la violence inhérente à l'enfance

©rv doc

Avec "Aurore", Arte.tv propose une étude fictionnelle sur la violence inhérente à l'enfance, la faillite parentale et l'importance du pardon. Jusqu'au 25 janvier.

La nouvelle mini-série d’Arte est une œuvre forte qui aborde la double question de la cruauté infantile et des conditions brutales dans lesquelles des enfants doivent évoluer. Cette fiction de Laetitia Masson raconte l’histoire d’Aurore, élevée par une mère célibataire en difficulté, elle-même enfant abandonnée, qui tente de nouer les deux bouts en se donnant aux hommes. Régulièrement tenaillée par la faim, Aurore, 10 ans, viendra à commettre un crime qui la poursuivra toute sa vie, et abîmera à jamais la petite sœur du garçon tué, deuxième personnage principal. En trois épisodes de 57 minutes, ce récit puissant offre un regard formellement distancié sur l’évolution de ce personnage et le regard de la société. Malheureusement, cette dernière semble ne jamais pardonner un infanticide, commis par une enfant, même après une longue incarcération et 20 années de réinsertion réussie.

Aurore | Bande annonce

Comme le dit Masson, dans sa série, "tout est vrai, par exemple les décors, mais la mise en scène va transformer ce réel, le mettre à distance pour qu’il devienne un objet de réflexion"… sur l’abandon, la culpabilité et la victimisation. D’où les magnifiques images de début et de fin du premier épisode, par exemple, dans des marais salants d’un rose fuchsia presque irréel, qui contrastent remarquablement avec la laideur de bâtiments délabrés ou de certaines conditions sociales. Tout en développant deux regards distincts sur une même tragédie, cette histoire unique de destins brisés constitue une étude fictionnelle sur la violence inhérente à l’enfance, la faillite parentale et l’importance du pardon.

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