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"Avenue 5" n'est pas (encore) "Veep"

Hugh Laurie dans "Avenue 5". ©BETV

Première comédie depuis sa magistrale "Veep", Armando Iannucci sort "Avenue 5", un peu paumée dans l’espace interstellaire.

«Avenue 5» (HBO | Be1 en Belgique)

♥ ♥ ♥ 

Créée par Armando Iannucci (USA | 2020)

 

À 40 ans d’aujourd’hui, le tourisme interplanétaire est un marché florissant. Le vaisseau spatial "Avenue 5", mi-centre commercial, mi-Club Med, est fièrement commandé par le capitaine Ryan Clark (Hugh Laurie et son potentiel comique intact) pour rejoindre Saturne. Au cours du voyage, un incident survient et affecte la force gravitationnelle, engrangeant une série de dégâts: des touristes amoché·es, des machines fracassées et, pire, la trajectoire du vaisseau déviée. Les huit semaines de voyage prévues se transforment en trois années, tandis que l’éblouissante incompétence de l’équipage se manifeste.

La série manque cruellement d’insolence et, par-dessus tout, d’un propos.

Dès demain sur Be tv, la sitcom spatiale "Avenue 5" est la dernière sortie d’Armando Iannucci, génial créateur de la satire politique contemporaine jouissivement corrosive, "Veep", une réputation qui le précède et place la barre bien haut. Hors d’atteinte, pour le moment, d’"Avenue 5". Pour le moment, car la patte de Iannucci est bel et bien présente: sa capacité à sublimer le banal en l’ornant d’absurdité traverse chaque épisode, tout comme ses personnages délicieusement amoraux qui ne se repentent jamais. Mais la série manque cruellement d’insolence et, par-dessus tout, d’un propos: à l’instar de ses passagers, il est à parier qu’"Avenue 5" se portera bien mieux quand elle aura choisi une destination.

Avenue 5

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