"Billions", plaisir coupable de l'année

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Totalement addictive avec ses personnages hautement méprisables, "Billions" se qualifie haut la main pour le titre de plaisir coupable de l'année.

C’est reparti pour une 3e saison de coups fourrés entre Chuck Rhoades (Paul Giamatti), procureur fédéral au sens aigu mais très personnel de la justice, et Bobby Axelrod (Damian Lewis, le Brody de "Homeland"), investisseur milliardaire soupçonné de fraude par le premier – à raison, bien entendu. Dans cet affrontement entre justice et finance, chacun joue sa carrière, son mariage, sa réputation, mais ces énormes mises n’ont finalement d’égal que la futilité de leur rivalité, partie de rien, si ce n’est un besoin viscéral mais périlleux de jouer à qui pisse le plus loin.

Billions (2016) | Official Trailer | Paul Giamatti & Damian Lewis SHOWTIME Series

Servie par un casting puissant (accueillant, pour le troisième volet, un certain John Malkovich), chaque personnage se démarque, qui par un vil esprit de revanche, qui par un égotisme obstiné, qui encore par un classique appât du gain. Dans "Billions", en effet, personne n’est réellement appréciable, et c’est terriblement réjouissant. La série se dévore parce qu’elle a les qualités de ses défauts: si la série mise gros sur son intrigue, avec des ficelles narratives tellement épaisses qu’on les voit parfois dépasser, elle brille aussi par cet excès. Elle nous maintient à l’affût dans un récit politico-financier incandescent, aux reflets presque accidentels de soap-opera, tout en cultivant les atouts de production d’une chaîne prestigieuse telle que Showtime. En définitive, "Billions" et son pouvoir addictif se qualifient haut la main pour le titre de plaisir coupable de l’année.

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