"Counterpart" offre deux J.K. Simmons pour le prix d'un,

©Nicole Wilder / 2017 Starz Entertainment

"Counterpart" offre deux J.K. Simmons pour le prix d'un, dans un thriller d'espionnage old school aux accents de science-fiction. Très prometteur.

Depuis 30 ans, Howard Silk (J.K. Simmons) occupe une fonction relativement basique dans une agence d’espionnage des Nations Unies, où il effectue quotidiennement des tâches dont il ne connaît pas le sens, si ce n’est qu’elles contribuent à la sécurité de l’État. Un jour, ses employeurs se voient pourtant contraints de lui en révéler davantage, lorsque le double d’Howard Silk, nommé Howard Prime, débarque du monde parallèle dont l’agence protège l’accès. Amorcée dimanche par un épisode aussi déroutant qu’accrocheur, "Counterpart" réussit un mash-up de genres surprenant en associant à merveille les tropes du thriller d’espionnage old school et l’intrigue SF revisitée.

Counterpart | Bande annonce

La série trouve en outre sa profondeur en concrétisant à travers ses héros sa version du débat entre l’inné et l’acquis: alors qu’ils ont commencé leur vie dans des conditions similaires, Howard Silk est aujourd’hui terne et gentiment ennuyeux, autant qu’Howard Prime est impatient et carrément badass. Cette toile de fond identitaire, dont on imagine déjà le potentiel narratif, donne aussi l’occasion à l’oscarisé J. K. Simmons ("Whiplash", "Oz") de déployer une fois de plus un jeu d’acteur subtil et précis, qui façonne deux Howard différents, sans être platement manichéens. Au-delà de la prestation de Simmons et des prémices excitantes de l’intrigue, c’est le rythme de "Counterpart" qui vous agrippe, entre rebonds soudains, révélations à retardement et indices délicieusement manipulateurs.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content