"Fiertés", fresque sur les droits des homosexuels

©Scarlett Production

"Fiertés" résonne comme un cri militant et pétille comme une histoire d'amour. Une fresque en trois générations sur les droits des homosexuels, aussi jolie que nécessaire.

Les trois épisodes d’une cinquantaine de minutes qui composent la nouvelle minisérie "Fiertés", diffusée ce jeudi sur Arte, capturent chacun l’atmosphère d’une époque particulière. De la dépénalisation de l’homosexualité sous Mitterrand à la loi Taubira en 2013, la série retrace trente ans de lutte pour la reconnaissance des droits LGBT en France, en suivant Victor (Benjamin Voisin, puis Samuel Theis, dans une retenue délicatement maîtrisée), 17 ans lorsque nous le rencontrons, qui découvre son homosexualité en même temps que le poids que peuvent prendre l’incompréhension, l’indifférence et la haine d’une société.

Teaser | Fiertés

Réalisée par Philippe Faucon (à qui l’on doit "Fatima", César du meilleur film en 2016), "Fiertés" est une série viscéralement militante par le message limpide et nécessaire qu’elle porte en bannière au fil des épisodes. Mais elle est aussi, et peut-être avant tout, l’histoire d’une rencontre entre deux hommes et leur rayonnante envie de construire une vie à deux dans un contexte sociétal et familial qui peine à concevoir leur couple autrement que comme une provocation.

Ainsi, à travers Victor se déplie à la fois une histoire de famille, une histoire d’amour et une histoire de reconnaissance. Entrelacées, elles sont mises en scène avec une simplicité opportune qui laisse justement sa place à l’acharnement du combat, mais aussi et surtout, à l’universalité des papillons dans le ventre.

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