Fleabag, la meilleure série de l'année

©BBC

Deuxième coup de cœur de notre volet estival sur les séries considérées comme cultes: "Fleabag", irrévérencieuse et magnifique. La meilleure série de l'année.

Raconter "Fleabag", c’est à la fois simple et très compliqué. Pour ce qui est de la simplicité, la série suit la surnommée Fleabag (interprétée par sa créatrice elle-même, la charismatique Phoebe Waller-Bridge, à qui l’on doit aussi les frissons de "Killing Eve"), une trentenaire truculente qui trimballe comme elle le peut le tourment d’un récent drame. La complexité, elle, se trouve au fil des épisodes en un fatras de douleur, de complaisance et d’humour éclatant.

L’une des spécificités de la série est qu’elle enfreint une règle dont, généralement, le détournement passe ou casse: briser le quatrième mur, celui qui sépare l’héroïne du spectateur, vers qui Fleabag dirige ses remarques et regards entendus. Dans le passé, "Malcolm" ou "Peep Show" notamment ont fait usage de ce stratagème avec beaucoup de classe, mais Waller-Bridge y ajoute une couche brute et magnifique, car dans ces apartés, elle plaque sans concession tout ce qui la traverse en nous accueillant comme les voyeurs que nous sommes avec autant d’indulgence que d’irrévérence.

Encore meilleure, la deuxième saison sortie cette année, trois ans après la première, clôture la série. En douze épisodes, "Fleabag" a dit ce qu’elle avait à dire et nous fait signe de passer, nous aussi, à autre chose. Mais non merci, on va rester encore un peu.

Bande-annonce (en anglais)

Lire également

Publicité
Publicité