"Hard Sun" nous en met plein la gueule

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En attendant l'apocalypse, "Hard Sun" nous en met plein la gueule sans s'encombrer de vraisemblance, dans une série résolument divertissante.

Ce week-end est sorti sur BBC One le premier épisode de "Hard Sun", la nouvelle série de Neil Cross, le créateur du dark et captivant "Luther". Qui a vu cette série a probablement déjà vérifié l’absence d’assassin sous son lit, et connaît le talent de Cross pour créer un réel inconfort chez ses spectateurs. Dans un style urbain crasseux, éclairé au néon, Cross s’attaque cette fois à la fin du monde avec six épisodes qui s’annoncent déjà frénétiques. Ce premier volet nous présente le duo formé malgré eux par les agents Elaine Renko (Agyness Deyn) et Charlie Hicks (Jim Sturgess), investiguant sur un meurtre qui révèle finalement une sordide réalité: la destruction du soleil (et donc de l’humanité) d’ici cinq ans, et la décision du MI5 de cacher cette information au grand public.

Hard Sun | bande annonce

On aurait pu s’arrêter là, mais non: cette première heure de "Hard Sun" nous balance aussi une tentative de meurtre intrafamiliale, une enquête secrète menée dans le faux plafond d’une chambre d’hôtel, un hacktiviste empalé sur un arbre, un adultère entre un policier et la veuve de son partenaire qu’il a probablement assassiné, l’enlèvement d’une famille par les services secrets et une course-poursuite commençant par une voiture refusant de démarrer. Avec un premier épisode plus chargé que certaines séries dans leur totalité, des protagonistes jouant la caricature (elle, le mystère froid; lui, le charme perfide) et un récit gore et violent pas toujours sensé, la série s’avère absurdement captivante: alors qu’elle semble parfois étrangement proche, l’extinction du monde est rarement aussi excitante que dans "Hard Sun".

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