"Jane the Virgin" joue fièrement avec les codes de la "telenovela"

©The CW

"Jane the Virgin" a démontré l'amplitude du genre trompeusement superficiel qu'est la "telenovela".

Quand Jane Gloriana Villanueva était enfant, elle se gavait de romans à l’eau de rose et de "telenovelas", qu’elle regardait religieusement avec sa mère et sa grand-mère. Devenue adulte et romantique incurable, c’est avec effroi que Jane apprend un jour qu’elle est enceinte, suite à une insémination accidentelle.

Jane the Virgin ©The CW

Inspirée d’une "telenovela" vénézuélienne, "Jane the Virgin" débarque sur la chaîne CW en 2014 – puis sur Netflix – et a récemment dévoilé l’aboutissement de ses cinq saisons, bardées de meurtres en tout genre, de déclarations enflammées, de cœurs brisés et autres trahisons.

Dans "Jane the Virgin", les vrais baisers déclenchent une pluie de pétales et des couleurs pastel teintent chaque décor. Si aujourd’hui, une telle combinaison mélodramatique est souvent mêlée d’ironie, "Jane de Virgin", et c’est toute sa poésie, joue avec les codes de la "telenovela", pas malgré eux. Fière de ses origines qu’elle prend au sérieux, la série se refuse à toute condescendance et, à chaque épisode, dirige son public dans un millefeuille narratif où se superposent futile, tragique, intime et politique, que recouvre une voix-off de latin lover à l’enthousiasme communicatif et au hashtag qui claque.

Sans superstar devant ni derrière la caméra, "Jane the Virgin" a gardé discret son univers pétillant, pourtant l’un des plus attachants de la télévision actuelle.

Jane The Virgin | Trailer

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