Le retour des loosers magnifiques de "GLOW"

©netflix

Dès le 29 juin, les sublimes foireuses de "GLOW" reviennent pour un deuxième round sur Netflix. Tout l'art de faire briller des losers magnifiques!

"I said I’d do anything, so here we fucking are", annonce après une ligne de coke Sam Sylvia, réalisateur désabusé en manque d’argent à une trentaine d’actrices fauchées et autres mannequins sans contrat. Elles ignorent encore qu’elles s’apprêtent à passer un casting improbable à base de catch féminin, celui de "GLOW: The Gorgeous Ladies of Wrestling".

Bande-Annonce

Autour de la délicieusement foireuse Ruth Wilder (Alison Brie) gravite une série de candidates aussi paumées qu’elle, qui vivent dans leur bagnole et s’inventent une carrière pour sauver la face. Et c’est exactement ça, la force de "GLOW", et l’une de ses promesses: des héroïnes à taille humaine, faillibles et touchantes, qui se révèlent dans un contexte aussi original qu’adéquat: le catch, art du fake, du kitsch, du too much, qui permet aux personnalités d’exploser une fois sur le ring, et il y a là quelque chose de jouissif.

Campée dans une savoureuse esthétique 80’s, "GLOW" rend aussi compte du paradoxe des lendemains du women’s lib, entre sexisme increvable et acquis fondamentaux. Mais la série, parfois trop sûre de ses appuis, se prend par moments à son propre jeu: à force d’insister sur les contrastes, le message qui se veut progressiste se dilue et s’édulcore dans un récit qui a pourtant tout ce qu’il faut pour le vivifier. Sur un ton flirtant parfois avec le soap-opera, des dialogues justes et un casting béton, "GLOW" fait surtout briller des losers magnifiques à coup d’ardeur et de paillettes, et revient pour un deuxième round dès le 29 juin sur Netflix.

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content