Legion, série prodigieusement étrange

©doc

De retour pour une 2e saison, "Legion" explose le carcan du genre Marvel dans une série prodigieusement étrange qui dompte l'art de la confusion.

David Haller (Dan Stevens), diagnostiqué dès son jeune âge comme schizophrène, est interné depuis longtemps jusqu’à ce que sa routine psychiatrique soit un jour bouleversée, lorsqu’il fait la rencontre d’une nouvelle patiente, Syd Barrett (Rachel Keller). Doucement, leur connexion le mène à se demander si les voix qu’il entend, les monstres qu’il voit et les décors qu’il construit ne sont réellement que le produit de son imagination.

Legion | Bande annonce

C’est sur cette réflexion attentive et indulgente sur la maladie mentale que se construit d’abord "Legion". Aussi touchante qu’étrange, la série se vit à travers les yeux de son protagoniste, dont on sait autant que lui qu’il n’est pas toujours fiable: c’est paradoxalement en acceptant de se paumer avec David dans ses angoisses parfois terrifiantes qu’on finit par prendre la mesure du récit qui s’assemble pièce par pièce, dans une confusion magistrale.

Bien qu’elle appartienne à l’univers Marvel, la série en demeure jusqu’à présent relativement étanche, et en défie d’ailleurs les codes pour bâtir un monde hors catégorie, auquel Noah Hawley, son créateur, a pu donner une patte unique et intrigante, comme il l’avait déjà fait avec la désormais incontournable "Fargo". Visuellement fascinante (comme une sorte de Wes Anderson inquiétant), "Legion" s’élève aussi par la finesse de son casting, notamment marqué par la prestation troublante d’Aubrey Plaza, et une grande place dévouée à l’émotion.

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