Les pires séries: "La casa de papel"

©Netflix

C'est l'été et les sorties sont en berne. Alors après avoir aligné nos coups de cœur de l'année, voici nos coups de griffes. N°2: "La casa de papel".

"La casa de papel" – cette histoire de braquage de la Banque nationale espagnole – n’est évidemment pas une des pires séries de l’année, mais elle gagne probablement le titre de série la plus surcotée de 2017-2018.

LA CASA DE PAPEL Bande Annonce


Un buzz important a permis à cette fiction d’obtenir des taux d’audience et de popularité bien plus importants qu’espéré eut égard à sa qualité scénaristique. Pour une série assez réaliste, les rebondissements rocambolesques sont légion, suscités par des développements totalement improbables que seule une série baroque aurait pu défendre. Il y a également un recours bien trop fréquent au cliffhanger – ce procédé qui nous laisse en toute fin d’épisode dans un moment de suspense important dont le dénouement n’arrive qu’au début de l’épisode suivant. Aussi, de nombreuses ficelles scénaristiques sont lourdement tirées, au détriment d’un développement cohérent, et les ingrédients trop communs de séries télé prime time sont utilisés: un peu de sexe, de beaux gars et de belles femmes, un peu de violence mais pas trop…

À côté de cela, force est de reconnaître que les acteurs sont bons (voire excellents pour certains) et surtout que l’idée originale est séduisante: présenter une bande de robins des bois dans le monde néolibéral contemporain. C’est une réflexion intéressante sur les formes de résistance actuelles qui a eu le mérite de faire découvrir "Bella Ciao", cet hymne de la résistance antifasciste, lors des rares scènes authentiquement touchantes. Malheureusement, après deux saisons déjà très longues et conclues par la fin du braquage, on se demande bien pourquoi une troisième est en cours de tournage. Sauf pour d’évidentes raisons commerciales.

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