"Lovesick" revisite les sentiments amoureux

©netflix

L'Echo des Séries | "Lovesick" ne paie pas de mine, mais revisite les sentiments amoureux de la façon la plus touchante qui soit.

Avec l’arrivée attendue de "Grown-ish" (le spin-off de la primée "Black-ish") et la quatrième saison du bulldozer dystopique "Black Mirror", la sortie de la troisième saison de "Lovesick" ce dimanche sur Netflix est forcément passée inaperçue… Et c’est bien dommage. À l’origine, entre un pitch peu engageant et un titre déjà casse-gueule ("Scrotal Recall", remplacé par le plus sobre "Lovesick" après son rachat par Netflix), la série semblait bien décidée à rebuter même les plus fervents enthousiastes de sitcoms made in UK. Elle est en fait l’une des comédies romantiques les plus intéressantes aujourd’hui.

Lovesick | Bande-annonce officielle

Quand Dylan (Johnny Flynn) apprend qu’il a attrapé une MST, il entreprend de contacter toutes ses ex-partenaires afin de les prévenir de leur possible contamination. Chaque épisode nous emmène alors plus ou moins loin dans le passé pour nous conter un coup de cœur, de foudre ou d’un soir, tissant progressivement un patchwork qui donne son sens au récit principal, et illustre au passage le pétrin sentimental des éternels romantiques.

Une désinvolture savamment étudiée et une structure narrative qu’on qualifiera en roulant les yeux de "postmoderne": "Lovesick" passerait au premier coup d’œil pour un quelconque produit de son époque, alors que la série décoche à qui s’y attarde une sincérité déconcertante qui la rend extrêmement attendrissante tout en restant franchement drôle. Enrobée d’un flegme décalé dont les Britanniques ont le secret, "Lovesick" convient à merveille à la période: assez légère pour contrer la nausée des fêtes, assez pétillante pour accueillir la suite en souriant.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content