Nos pires séries de l'été | N°3 "Insatiable" de Netflix

©Netflix

C'est l'été et les sorties sont en berne. Alors après avoir aligné nos coups de cœur de l'année, voici nos coups de griffes. N°3: "Insatiable" de Netflix.

La jeune Patty Bladell, que la série semble réticente à définir par quoi que ce soit d’autre que son poids, fait face à un harcèlement quotidien à l’école, où elle est connue en tant que Fatty Patty. Après une énième insulte, Patty frappe, voit revenir le coup, et se retrouve avec une mâchoire brisée et trois mois de nourriture liquide.

Bande-Annonce

Les régimes étant, comme chacun sait, d’une efficacité miraculeuse, Patty perd un poids considérable et devient la bombe de l’école, bien décidée à se venger de ses harceleurs en usant de tout ce sex-appeal qui déborde de l’écran, maintenant que Debby Ryans (qui incarne Patty) a troqué son rembourrage grotesque contre un minishort et une sucette. Elle rencontre alors Bob Armstrong, un coach de reines de beauté qui prend pour mission de faire de Patty sa star, et de qui celle-ci s’amourache rapidement. Bob étant accusé (à tort) de viol sur mineure, l’adolescente s’amuse: "Ça veut dire que j’ai mes chances!" Grosse rigolade en perspective, donc.

Au-delà d’un fat-shaming nauséabond assorti de stéréotypes de tout poil, "Insatiable" est un fourbi narratif intégral qui n’offre à son public aucune piste pour comprendre ses personnages, à commencer par Patty, préférant monnayer la poursuite d’événements enrichissants contre quelques blagues bas de gamme. Manifestement pavée de bonnes intentions, "Insatiable" tente la satire, mais sans l’élégance d’une série qui sait ce qu’elle veut dire.

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content