"The Loudest Voice" expose le sexisme rampant de l'industrie de la télévision

"The Loudest Voice", un portrait de la chaîne conservatrice Fox News à travers la vie de son créateur, Roger Aisles (un rôle qui a gratifié Russel Crowe d’un Golden Globe). ©AFP

"The Loudest Voice", le biopic du père de Fox News, sert de prétexte pour aborder le sexisme de l’industrie. À moins que ce ne soit l’inverse.

Tandis que "BoJack Horseman" vient de décocher une dernière saison magique de sincérité, la semaine à venir est abondante, mais pour les pépites, on repassera. L’attendue "Locke and Key" (ce mercredi sur Netflix) propose une adaptation très "Netflix" du comic book gore de Joe Hill et Gabriel Rodriguez: esthétiquement époustouflante mais plus consensuelle qu’espérée. Au même endroit, "Harlan Coben’s ‘The Stranger’" s’avère, pour sa part, très "Harlan Coben": efficace si l’on se départit de l’inutile complexité du récit.

"The Loudest Voice"

Note: 3/5.

Showtime | Be Séries en Belgique

Créée par Tom McCarthy (2019 | USA)

Cette semaine est aussi l’occasion de gober l’intégralité de la mini-série "The Loudest Voice" (dimanche, sur Be Séries), un portrait de la chaîne conservatrice Fox News, à travers la vie de son créateur, Roger Aisles (un rôle qui a gratifié Russel Crowe d’un Golden Globe). Au fil des sept épisodes, calés sur les mandats présidentiels de Clinton à Trump, le récit se fait étouffant et expose notamment le sexisme rampant de l’industrie de la télévision.

Évoluant à la surface d’un sujet brûlant, "The Loudest Voice" manque de profondeur lorsqu’il s’agit de dépasser l’étape de la description, laissant le récit prendre la forme d’un compte-rendu biographique, plutôt que de l’uppercut critique dont nous avons davantage besoin dans le prolongement de #MeToo.

The Loudest Voice


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