"The Son" propose un regard attrayant sur le racisme colonialiste au Texas

©BELGAIMAGE

Dans "The Son", disponible dès aujourd'hui sur Auvio, on joue aux cow-boys et aux Indiens, et à ceux qui n'ont pas compris que la testostérone ne suffit pas.

La RTBF poursuit l’expansion de son offre "Séries Corner": aux côtés de "Crashing", la première création de Sa Majesté de la comédie britannique, Pheobe Waller-Bridge, l’épique "The Son" est désormais disponible en binge-watching pendant trois mois sur Auvio.

"The Son"

(AMC, sur Auvio en Belgique)

Note: 3/5

Créé par P. Meyer, L. Shipman et B. McGreevy (2017 | USA)

1849, Texas, en pleine conquête de l’Ouest. Eli McCullough (Jacob Lofland) voit sa famille entière tuée dans une violente attaque menée par un groupe de Comanches, dont il devient alors l’esclave. Si une facette de l’histoire nous conte la vie du jeune Eli au sein de la tribu, un récit parallèle suit l’homme (alors incarné par Pierce Brosnan) plusieurs décennies plus tard alors qu’il est devenu l’intransigeant patriarche d’une famille respectée, à la tête d’un ranch.

Maladroitement brodée autour de cette double temporalité, "The Son" souffre d’un rythme disloqué que vient compenser une esthétique poussiéreuse et grandiose. La série propose un regard attrayant sur le racisme colonialiste de l’époque, qui peut aisément être lu à la lumière des discours actuels, mais peine finalement à se mouiller et préfère le confort des bons vieux clichés: avec des personnages féminins ornementaux et des protagonistes masculins qui se définissent essentiellement par leur brutalité, il semblerait que "The Son" n’ait pas reçu le mémo sur l’exigence actuelle de la "prestige TV".

The Son Bande Annonce VF // Nouvelle Série 2019 (saison 1)

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