"Unbelievable" rafraîchit la série policière classique

©Beth Dubber/Netflix

Inspirée de faits réels, la mini-série policière "Unbelievable" est un must-watch écrasant qui relate avec justesse les manquements de notre société envers les survivantes de viol.

Le premier épisode de la nouvelle mini-série de Netflix, "Unbelievable", en ligne depuis vendredi, c’est une heure de télévision pénible et inconfortable. Non pas que l’histoire manque d’intérêt, au contraire. Mais parce que l’épisode pose les jalons d’un récit qui se dépliera en huit épisodes (plus respirables par la suite) pour illustrer les incommensurables failles d’un système qui traite trop souvent les survivantes de viol en présumées coupables.

"Unbelievable"

Note: 5/5 | Créée par S. Grant, A. Waldman et M. Chabon (USA | 2019)

Basée sur une enquête journalistique de 2015, gratifiée du Prix Pulitzer, la série commence avec Marie (Kaitlyn Dever) qui, en traversant les multiples étapes d’un dépôt de plainte pour viol, voit son histoire accueillie par la police avec méfiance et scepticisme, jusqu’à ce que retirer sa plainte lui semble plus supportable. Plusieurs années plus tard, les détectives Duvall et Rasmussen (les magistrales Toni Collette et Merritt Wever) rouvrent l’enquête suite à la découverte de nouvelles victimes. En plus de rafraîchir la série policière classique, "Unbelievable" s’intéresse avant tout aux survivantes de son enquête. Du coupable, nous ne savons rien de plus que ce qu’exige l’histoire, par ailleurs traversée par un mot d’ordre: croyez les femmes.

"Unbelievable" - Bande annonce

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