"Virage Nord", une série pertinente

©doc

La mini-série "Virage Nord" apporte un petit vent de fraîcheur, alors que l’emballement des sorties séries ralentit pour la fin de l’année.

Dans la cité ouvrière d’Arcanville, le foot est une religion. La foule qui retient son souffle avant que ne soit tiré le penalty qui marquera la victoire du club local pour ce match décisif. Mais la liesse se transforme rapidement: l’un des supporters du club, poignardé, se vide de son sang dans les tribunes. Ce meurtre mobilise alors tout un réseau de personnages où s’enchevêtrent le familial et le professionnel, quand Alexandra (Judith Davis), fille de l’entraîneur du club et engagée dans la police parisienne, décide de revenir dans son patelin d’origine pour mener l’enquête.

"Virage Nord"

(ARTE | France, 2015) 

Note: 3/5

Créée par Virginie Sauveur

Sacrée, à sa sortie en 2015, "meilleure série" lors du Festival de la fiction de La Rochelle, "Virage Nord" choisit le football comme prétexte à disséquer les relations humaines: étrangement, si chaque scène n’est pas excitante, la série ne s’en porte que mieux et nous enjoint à nous poser en même temps que l’intrigue se développe.

Dans les semaines à venir, quelques gros joueurs sortent une nouvelle carte (la 3e saison de "The Crown" sur Netflix, la 4e du "Man in the High Castle" ou encore la 3e de "The Marvelous Mrs. Maisel", sur Amazon Prime), mais les nouvelles séries se font plus rares en cette fin d’année. L’occasion de se plonger dans celles dont l’abondance de sorties habituelle nous détourne: moins bling-bling mais pertinente, "Virage Nord" fait partie de ces fictions-là.

Virage Nord

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