"What/If" finit par suinter l'absurdité

©Erik Voake/Netflix

Pas assez pour être un soap, trop pour être de la prestige TV: "What/If" hésite entre en faire des caisses et se prendre au sérieux.

En pompant sans vergogne l’intrigue du film de 1993, "Indecent Proposal", Netflix nous a gratifiés cette année de "What/If", un récit dramatico-psycho-sexuel dans lequel Anne Montgomery (interprétée par Renée Zellweger, qui n’a rien à faire là), une femme fatale richissime et manipulatrice, propose à Lisa Donovan (Jane Levy) d’investir dans sa technologie médicale révolutionnaire en échange d’une nuit avec son époux, le jeune et beau Sean (Blake Jenner).

Décidant que leur amour est plus fort que tout, le couple accepte l’indécente offre et s’engage alors dans une spirale passionnante et pleine de rebondissements… aurait-on pu écrire, si la série avait réussi à s’ancrer dans un genre. Oscillant tout du long entre un registre too much qu’il aurait fallu assumer, et une envie manifeste de jouer dans la cour des grands, "What/If" finit par suinter l’absurdité. Parfois au point d’être ridiculement drôle, mais pas suffisamment pour que ce soit intentionnel. Plongés en plein malaise, nous sommes invités à regarder un puzzle étrange d’acteurs très bien payés, dans une ambiance affectée à la "Amour, Gloire et Beauté", disserter sur une question existentielle, fil rougeâtre des épisodes: quel est le prix de la confiance? Une autre interrogation, brûlante, demeure toutefois sans réponse quant à l’existence de "What/If": Pourquoi?

Bande-annonce

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