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Gilkinet et Dutordoir s'accordent: 44 guichets de la SNCB fermeront quand même...

Le ton était monté entre Sophie Dutordoir, CEO de la SCNB, et Georges Gilkinet, ministre de la Mobilitié, à l'annonce, la semaine dernière, de la fermeture de 44 guichets de gare. ©BELGA

Le ministre de la Mobilité Georges Gilkinet et la patronne de la SNCB Sophie Dutordoir semblent avoir enterré la hache de guerre. Un tiers des guichets de gare seront fermés, moyennant quelques aménagements.

Ce mardi matin, il y avait un conseil d'administration extraordinaire à la SNCB. Sur la table, une proposition commune élaborée par le ministre fédéral de la Mobilité Georges Gilkinet (Ecolo) et la CEO de la SNCB Sophie Dutordoir.

La semaine passée, on apprenait que la SNCB avait décidé de fermer 44 guichets de gare, soit un tiers des 135 encore ouverts, d'ici la fin de l'année. Pour 37 autres, les horaires d'ouverture seront fixés sur les heures de pointe du rail, à partir du 1er mars. Stupéfaction, du côté des utilisateurs du rail, mais aussi dans les rangs politiques de toutes les couleurs alors que l'heure est à l'encouragement des transports au commun et autre mobilité douce, au détriment de la voiture. Or, une gare sans guichet décourage plus d'un voyageur.

Georges Gilkinet s'était insurgé contre cette décision de la SNCB. Quelques jours plus tard, Sophie Dutordoir se fendait d'un courrier adressé au ministre et qui parlait d'une "rupture de confiance", expliquant ne pas comprendre la réaction du ministre Ecolo, qui était au courant de cette décision et avait marqué son accord.

Il y a maintenant une proposition qui "traite des questions relatives au maintien d'une présence humaine dans les gares et des collaborations à développer avec les communes (...)."

Qui croire?

Personne n'y comprenait plus rien, Georges Gilkinet était appelé à la barre de la Chambre où, malmené de toutes parts et même dans ses propres rangs, il assurait que la discussion allait se poursuivre et exposait ses exigences. À savoir: une révision de la liste des gares visées, des salles d'attente couvertes, des partenariats (public, privé, associatif) pour occuper les locaux concernés et des mesures pour lutter contre la fracture numérique.

Voilà qui semble fait: il y a maintenant une proposition qui "traite des questions relatives au maintien d'une présence humaine dans les gares et des collaborations à développer avec les communes, à l'accueil des voyageurs dans les gares et à la garantie de l'accessibilité à tous les publics". Bref, les guichets ferment moyennant quelques concessions au ministre.

Cela suffira-t-il à rassurer les usagers à la peine avec les guichets numériques et les achats de tickets sur smartphone?

Pour adoucir la pilule

Le conseil d'administration de ce mardi a bien acté la fermeture des 44 guichets visés. Avec quelles mesures?

• A partir du 1er mars, les horaires de ces guichets seront modifiés avec une ouverture de deux à trois jours par semaine, jusqu'à leur fermeture définitive.
• Afin d'assurer une présence humaine dans les gares, la SNCB veut lancer un appel à projets adapté au contexte local et à l'état des bâtiments pour remplir les locaux à disposition. Elle promet des conditions favorables aux activités sans but lucratif (associations, activités culturelles et sociales).
• L'assistance aux personnes à mobilité réduite sera également maintenue (elle est disponible dans 25 des 44 gares concernées), tout comme des salles d'attente ouvertes et chauffées.
• La SNCB envisage d'offrir certains services uniquement possibles au guichet ou sur internet, comme le renouvellement d'un abonnement, via des partenaires publics comme bpost.

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