"Il n'est pas du tout question de privatiser la SNCB"

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Le ministre de la Mobilité François Bellot (MR) répond aux inquiétudes des syndicats quant à la proposition de Johan Van Overtveltd de réfléchir à éventuellement privatiser la SNCB. Selon lui, il ne s'agit pas d'une "privatisation" en tant que telle, mais plutôt d'une rationalisation.

Il n’est pas du tout question de privatiser la SNCB. Dans le cadre de l’accord du gouvernement, le travail est de bien screener les filiales de la SNCB et celles qui opèrent des activités non essentielles sera valorisées. L’objectif est d’arriver à 14-15 filiales pour la SNCB et Infrabel (gestionnaire d’infrastructure, ndlr)", nous a confié François Bellot.

Il dit s’inscrire dans une démarche visant à rendre le transporteur ferroviaire performant d’ici 2022 dans la perspective de la libéralisation du transport national de voyageurs en 2023 afin que la SNCB soit l’opérateur public qui sera choisi pour assurer le service. Il rappelle que la dotation de la SNCB va passer de 14,8 milliards à 13,6 milliards d’euros en 5 ans et qu’elle va bénéficier d’un investissement complémentaire d’un milliard.

Même son de cloche chez le Premier ministre

"Une privatisation de la SNCB n'est pas à l'ordre du jour", a fait savoir le cabinet de Charles Michel. Le gouvernement évalue en revanche les nombreuses activités exercées par le biais de filiales de la SNCB et d'Infrabel au regard des missions centrales des sociétés, conformément à l'accord de majorité, et la façon dont, si nécessaire, elles peuvent être réduites.

Le "16" confirme en revanche qu'un groupe de travail se penchera dans les prochains mois sur les participations publiques, dans le cadre d'une "gestion dynamique". Ce groupe évaluera la valeur des actions et comment elles peuvent être réalisées.

"Il est logique et de bon sens que le gouvernement étudie la façon dont la situation financière de nos entreprises publiques peut évoluer. La vente d'actions doit tenir compte des intérêts stratégiques, financiers, économiques et sociaux", a précisé le cabinet du Premier ministre.

Et à gauche...

Comment réagit le PS? Selon les socialistes, il s'agit d'un mauvais calcul budgétaire, une décision purement idéologique dont les consommateurs paieront le prix. Les consommateurs paieront plus, tandis que les travailleurs verront la qualité de leur emploi se détériorer, quand ils ne risqueront tout simplement pas de le perdre. Pour le PS, les entreprises devraient appartenir "en partie à tous les citoyens" et "non aux seuls plus fortunés".

Et le PTB? Le parti de Raoul Hedebouw a lui aussi dénoncé ces projets, en épinglant plus particulièrement le cas des chemins de fer. La privatisation du rail en Grande-Bretagne s'est traduite par une régression du service au public accompagnée d'une hausse considérable des tarifs.

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