Infrabel veut engager 1.620 agents

L’entreprise a engagé 729 collaborateurs en 2017 alors qu’un total de 938 travailleurs aurait été nécessaire. ©BELGA

Infrabel a du mal à trouver de la main-d’œuvre sur le marché. Alors que le gestionnaire du rail avait besoin de 938 travailleurs en 2017, il n’en a recruté que 729 par manque de candidats sur le marché, principalement en Flandre. Il est à la recherche de techniciens et d’ingénieurs. D’ici 2020, il doit engager 1.620 travailleurs (dont les 209 manquants de 2017). Infrabel affiche un résultat global positif de près de 48 millions d'euros en 2017 contre une perte de près de 12 millions en 2016. La dette a baissé de 17 millions à 2,026 milliards. Infrabel justifie sa performance par la bonne gestion et la hausse des trains-kms de près de 3%.

Bientôt un jobday

L’effectif occupait 10.347 travailleurs équivalent temps plein (ETP), en baisse de 217 ETP (dûs à des départs naturels). L’entreprise a engagé 729 collaborateurs en 2017 alors qu’un total de 938 travailleurs aurait été nécessaire. "Nous avons du mal à trouver des techniciens et des ingénieurs, surtout en Flandre. C’est pourquoi nous organiserons un nouveau jobday", souligne la directrice financière. Entre 2018 et 2020, Infrabel devrait recruter 1.620 agents supplémentaires.

→ Quel est le bilan financier d'Infrabel?

À l’instar de la SNCB, Infrabel a réalisé une bonne année 2017 marquée par des performances de croissance sur toute la ligne. Selon des informations dont nous avons eu connaissance, le gestionnaire d’infrastructure belge a clôturé l’an dernier avec un résultat global d’exploitation (EBT) positif de 47,9 millions d’euros contre une perte de 11,6 millions en 2016 (-6,8 millions en 2015).

L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) cash récurrent (il devient Rebitda) est également en progression: 81 millions en 2017 et 55 millions en 2016. "L’année dernière fut bonne parce que, depuis un certain temps maintenant, nous savons à combien s’élève notre dotation d’investissement et nous avons su gérer l’entreprise conformément à cette dotation. Les efforts de rationalisation, la baisse des taux d’intérêt et la chute du dollar ont également contribué à ces bons résultats", nous a confié Christine Vanderveeren, directrice financière d’Infrabel.

"Sans hausse de la dotation d’investissement, nous aurons des problèmes de rénovation du réseau dès 2021. Comme ceux des tunnels à Bruxelles."
christine vanderveeren
Directrice financière d’Infrabel

D’après le bilan détaillé, la société gestionnaire du réseau ferré belge a enregistré, l’an dernier, des rentrées financières pour un total de 1,453 milliard d’euros (en légère hausse par rapport à 2016, soit 1,452 milliard en 2016) dont 728,7 millions d’euros provenant des redevances d’infrastructure payées par les entreprises ferroviaires. La redevance est en augmentation de 3,8% par rapport à 2016 (702 millions d’euros) en raison de l’indexation des tarifs appliqués par le gestionnaire d’infrastructure et l’augmentation des trains-kilomètres effectifs parcourus par les trains des entreprises ferroviaires.

Moins de trains de voyageurs

L’an dernier, le matériel roulant des transporteurs ferroviaires (fret, trafic national et international de voyageurs) a parcouru un total de 98,68 millions de trains-kilomètres, en progression de 2,70% par rapport à 2016. En 2017, le nombre effectif de sillons (trajets) loués aux entreprises ferroviaires était d’environ 1,6 million (1.595.757 sillons) contre 1.525.048 sillons en 2016.  

Moins de trains de voyageurs ont circulé sur le réseau belge l’année dernière. En effet, 3.887 trains de voyageurs ont circulé en moyenne sur le réseau ferroviaire belge (500 trains de marchandises), contre 4.167 trains en 2016. Ces statistiques confirment que les trains de la SNCB étaient davantage remplis d’usagers en 2017 qu’en 2016. Pour rappel, l’entreprise ferroviaire nationale a transporté 235,3 millions de voyageurs sur le réseau intérieur en 2017, en hausse de 3,6% par rapport à 2016.

Infrabel a investi 826,7 millions d’euros en 2017, dont 429 millions pour des travaux de maintien de capacité, 70,1 millions pour l’extension de capacité, environ 158 millions pour la sécurisation du réseau (ETCS, TBL1 +) et près de 25 millions pour des travaux du RER. En 2016, Infrabel avait investi 886 millions dans le réseau. La diminution, en 2017, s’explique par la réduction de la dotation d’investissement octroyée par le Fédéral. Le gestionnaire ferroviaire avait en effet reçu un budget de 777 millions pour ses investissements, contre 824 millions en 2016.

Engager 1.620 agents

Si Infrabel a pu investir davantage que la dotation du Fédéral, c’est parce que l’entreprise a bénéficié d’autres apports: le fonds RER (26,4 millions), les subventions européennes pour la sécurité (16,8 millions) et le fonds TGV (7,4 millions).

Mais pour 2021, Infrabel souhaiterait que la dotation d’investissement soit revue à la hausse. "Actuellement, nous arrivons à faire face à la baisse de la dotation d’investissement jusqu’en 2020. Mais si elle n’augmente pas en 2021, nous aurons des problèmes pour rénover le réseau. On risque de se retrouver dans la même situation que les tunnels à Bruxelles", prévient Christine Vanderveeren. La dotation d’exploitation passera de 233 millions en 2014, à 54 millions en 2020 (143 millions en 2017, 106,1 millions en 2018, 73 millions en 2019). Infrabel a ramené sa dette à 2,026 milliards à fin 2017, soit une baisse de 17 millions par rapport à 2016.

©BELGA

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