La SNCB met un terme à ses ambitions internationales

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Le groupe ferroviaire doit se concentrer sur son activité de transports de passagers.

Trois ans après avoir été porté sur les fonts baptismaux par ses membres, le cluster ferroviaire Bemobex (Belgian mobility export) est à l’arrêt et n’est pas près de redémarrer. Selon nos informations, ses membres fondateurs ont décidé en janvier de liquider l’ASBL sur la base du constat que leurs activités ne leur laissaient plus le temps nécessaire pour faire fonctionner la structure. "C’est une décision unanime de tous les partenaires de mettre fin à l’aventure parce qu’il n’était plus possible de promouvoir le know-how belge en matière ferroviaire. Il n’était plus possible de rencontrer les objectifs fixés par les membres", confie un responsable de la SNCB.

Décrocher des contrats

La décision de la SNCB de se retirer du dossier a porté un coup fatal à Bemobex.

Il faut dire que l’initiative de la création de Bemobex vient de l’entreprise ferroviaire via sa filiale d’ingénierie Transurb Technirail. L’ambition était de rassembler les entreprises belges de mobilité dans une chaîne de valeurs des transports ferroviaire et urbain en vue de décrocher davantage de contrats à l’international, principalement dans les pays africains et en Asie. "Le but est d’être plus compétitif sur un marché de plus en plus difficile. Nous voulons renforcer la performance et partir ensemble à l’assaut des marchés hors Europe avec une offre globale", nous avait déclaré en décembre 2013 Michel Bovy, président de l’ASBL Bemobex et actuel directeur général (en partance) de HR Rail, la structure de gestion des ressources humaines du groupe SNCB.

Des entreprises de renom s’étaient donc réunies au chevet de l’ASBL Bemobex pour tirer les petites sociétés et leur ouvrir la voie des marchés de la grande exportation.

Le premier cluster tri-régional

Bemobex avait l’avantage d’être un cluster "tri-régional", le premier d’ailleurs, d’après ses membres. Il rassemblait environ 23 sociétés réparties dans les trois Régions du pays. Parmi elles figuraient des constructeurs de matériel ainsi que des opérateurs de génie civil en passant par des opérateurs de transport public: Alstom, CMI, Besix, Tractebel Engineering, Infrabel, la SNCB, le groupe TEC, De Lijn, la Stib, Vanhool, etc.

Selon des sources proches du dossier, la décision de la SNCB de se retirer du dossier lui a porté un coup fatal puisqu’elle en est la principale initiatrice. Sa position s’explique par le fait que le gouvernement fédéral, par la voie du ministre de la Mobilité, François Bellot (MR), a demandé à l’entreprise ferroviaire de ne plus se disperser dans des projets divers et de se concentrer principalement sur sa principale activité qui est le transport de voyageurs en Belgique. Exit donc les projets immobiliers ou de construction de gares à l’étranger.

La SNCB vient d’ailleurs de céder sa participation dans Tuc Rail à Infrabel, l’actionnaire majoritaire (lire ci-contre). Tuc Rail est une filiale d’ingénierie spécialisé dans l’infrastructure et la technologie ferroviaire.

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