La SNCB veut augmenter le salaire de ses conducteurs de train mais...

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La SNCB propose à ses conducteurs de train des primes d'environ 150 euros bruts par mois, mais avec une contrepartie. Les chauffeurs devraient notamment renoncer à 4 jours de congé... "Il n’est pas exclu que nous déposions un préavis de grève" gronde le nouveau syndicat Metisp.

Tension palpable chez les conducteurs de trains de la SNCB. Selon nos informations, ceux-ci sont remontés contre l’augmentation de salaire que leur propose l’entreprise ferroviaire et les exigences mises en retour sur la table par celle-ci.

Selon des sources proches du dossier, la SNCB propose à ses conducteurs de train notamment des primes de quelque 150 euros bruts par mois, mais dans le même temps elle présente toute une série de demandes aux conducteurs en contrepartie. Ils sont notamment invités à renoncer à 4 jours de congé.

La prime de 150 euros est un trompe l’œil. Elle demande aux conducteurs de travailler plus, mais refuse de leur accorder une revalorisation barémique.
Mohammed Benyaich
président du Metisp-Protect

Par ailleurs, dans le but d’augmenter la productivité, l’entreprise voudrait aussi augmenter les heures de prestations. Les propositions du transporteur ferroviaire n’agréent pas les bénéficiaires qui lui reprochent d’ignorer la réalité de la situation.

2.700
chauffeurs
La SNCB compte quelque 2.700 conducteurs de trains

"La SNCB donne de la main gauche et reprend de la main droite. La prime de 150 euros est un trompe l’œil. Elle demande aux conducteurs de travailler plus, mais refuse de leur accorder une revalorisation barémique. On réduit les temps de repos des conducteurs de train, ce qui est un risque pour la sécurité. Nous utiliserons tous les moyens juridiques pour défendre les conducteurs dans leurs revendications et il n’est pas exclu que nous déposions un préavis de grève pour couvrir toute action qu’ils pourraient déclencher", nous a confié Mohammed Benyaich, président du nouveau syndicat des cheminots Metisp-Protect.

Des dirigeants de la CGSP-Cheminots dénoncent aussi les propositions de la SNCB et reconnaissent que la colère gronde au sein de la profession des conducteurs de trains. Soumises au vote, les propositions de la direction de l’entreprise aurait été rejetées par plus de 90% des agents. La SNCB est confrontée à une défection des conducteurs de trains qui la quittent pour rejoindre les opérateurs privés. Elle est consciente de la situation, d’où ses propositions, mais celles-ci semblent rater leur cible. L’entreprise compte environ 2.700 conducteurs de trains.

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