Le rail belge sécurisé à coups de millions d'ici 2023

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La SNCB mène son programme d’équipement des trains en système d’arrêt d’urgence sur deux tableaux. Il y a d’une part les trains actuels qui sont en cours d’équipement, et de l’autre, les nouveaux trains commandés.

A chaque accident ferroviaire revient sur la table la question de la sécurisation du réseau belge. Un coup d’accélérateur a été mis sur le dossier après la collision de Buizingen du 15 février 2010 qui a fait 19 morts et plus de 100 blessés. Un masterplan a été élaboré par les dirigeants de la SNCB et d’Infrabel visant à équiper le réseau et les trains du système européen d’arrêt d’urgence d’ici 2023. Il représente un budget de 3,7 milliards d’euros dont 2 milliards à charge du gestionnaire d’infrastructure Infrabel et 1,7 milliard pour le transporteur SNCB. "Le programme est en cours d’exécution et nous avons des échéances à respecter dans les mois à venir", dit-on chez Infrabel.

510 millions €
Le contrat d’équipement du réseau ferré belge en ETCS s’élève à 510 millions. Il a été attribué à Siemens. L’inspection de la ligne pilote est prévue en décembre.

Dans le cadre de son Plan pluriannuel d’investissement (PPI) 2018-2022 doté d’un budget total d’un peu plus de 3 milliards d’euros, la SNCB a réservé une enveloppe de 2 milliards à l’achat et à la modernisation de matériel roulant, dont 261 millions pour l’équipement du système européen d’arrêt d’urgence ETCS. "Nous sommes en phase avec notre engagement et nous respectons le calendrier adopté. Tous nos trains seront équipés de l’ETCS d’ici 2023", renchérit-on à la SNCB.

Trains neufs dès 2018

En effet, le transporteur mène son programme d’équipement des trains en système d’arrêt d’urgence sur deux tableaux. Il y a d’une part les trains actuels qui sont en cours d’équipement, et de l’autre, les nouveaux trains commandés.

La SNCB a passé à la mi-décembre 2015 une première commande ferme de 445 voitures à double étage M7 auprès du consortium Alstom/Bombardier, pour un montant de 1,3 milliard d’euros.

Ceux-ci seront déjà pourvus de l’ETCS. La livraison des premiers trains est attendue l’année prochaine, la réception de l’ensemble de la commande se fera jusqu’en 2021. Mais des retards ne sont pas exclus.

Infrabel finalise actuellement son PPI, mais d’après les documents préliminaires dont nous avons eu connaissance, l’entreprise devrait consacrer un large budget (environ 2,5 milliards) à des travaux d’amélioration de la ponctualité et de la sécurité sur le réseau (suppression de passages à niveau, concentration des cabines de signalisation, équipement du réseau en ETCS, etc.).

Le contrat d’équipement en ETCS a été confié en octobre 2014 au consortium Siemens-Fabricom pour un montant de 510 millions d’euros. L’exécution du marché a été handicapée dans un premier temps par une péripétie juridique (suspension en décembre 2014 par le Conseil d’État suite au recours d’un consortium concurrent Alstom, Van Den Berg, Engema & Co avant réattribution à Siemens).

Infrabel procédera avant fin 2017 à l’inspection de l’équipement de la ligne pilote entre Dixmude et La Panne. Les travaux ont pris du retard et l’impatience commence à gagner les dirigeants du gestionnaire d’infrastructure.

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