Les grèves du rail ont coûté 150.000 euros de plus au contribuable

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Les procédures judiciaires qui ont été lancées après les grèves sauvages du rail ont coûté 150.000 euros à la SNCB et Infrabel, selon le ministre François Bellot.

Quand les cheminots décident au dernier moment de se croiser les bras, ça coûte beaucoup d'argent. D'abord, les navetteurs doivent prendre le volant, ce qui allonge les embouteillages. Conséquence: les travailleurs arrivent en retard sur leur lieu de travail. Ensuite, les usagers occasionnels du rail n'achètent pas de billet. Il y a donc moins de trafic de personnes, mais aussi moins de trafic de marchandises ce qui impacte l'économie en général.

Mais à côté de tous ces coûts, il faut aussi prendre en compte les procédures judiciaires lancées par la SNCB et Infrabel à la suite des grèves sauvages.

Le contribuable paye le prix fort

Après les grèves sauvages du printemps (entre le 25 mai et le 3 juin), la SNCB et Infrabel, le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire, ont introduit 44 requêtes unilatérales en référé dans seize arrondissements judiciaires pour réclamer des astreintes contre les travailleurs grévistes, a indiqué le ministre de la Mobilité, François Bellot (MR) dans une réponse fournie à la députée Sabien Lahaye-Battheu (Open Vld).

"Pratiquement tous les juges ont prononcé une interdiction de bloquer les trains par des sabotages, couplée à des astreintes", a commenté l'élue libérale, expliquant que la SNCB avait fait appel durant la grève à des huissiers de justice pour constater les actions menées par les cheminots grévistes.

Le coût de ces interventions s'élève à plus de 150.000 euros, un montant arrêté au 1er juillet. Soit 82.230 euros pour les frais d'avocats et 70.392 euros pour les frais de huissiers.

12,5 €
Les participants à ces grèves interdites par des juges ont reçu pour toute sanction disciplinaire une retenue de 12,5 euros sur leur prime.

"Voici quelques mois, le ministre avait indiqué que les participants à ces grèves avaient reçu pour toute sanction disciplinaire une retenue de 12,5 euros sur les primes. Ils s'en tirent donc à bon compte par comparaison avec le contribuable, qui doit supporter les frais de justice", a commenté Mme Lahaye-Battheu dans un communiqué.

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