Les navetteurs en ont marre des gros retards sur le rail

©BELGA

Le nombre de demandes de compensation pour retards de longue durée (une heure ou plus) a plus que triplé, ce qui coûte cher à la SNCB.

La SNCB a reçu l'an dernier 194.104 demandes de compensations pour des retards de trains d'au minimum une heure, soit plus du triple du nombre de celles enregistrées en 2015 (55.398). A savoir que plus de 160.000 demandes sont liées à des grèves sur le rail. 

Le montant des remboursements pour cette catégorie de retards a quadruplé, passant de 212.840 à 867.412 euros, ressort-il d'une réponse du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR), à une question écrite de la députée libérale flamande Sabien Lahaye-Battheu.

1.169.560 €
La SNCB a payé plus d'un million d'euros en 2016 en compensation de retards de longue durée et de retards répétés.

La réponse du ministre révèle par ailleurs que si l'on prend en compte les 7.470 demandes de compensation pour des retards répétés (au moins 20 de 15 minutes et plus et minimum 10 retards d'au moins 30 minutes), la SNCB a dénombré 201.574 demandes. Pour cette catégorie de retards, la société de chemins de fer a déboursé 302.148 euros, ce qui porte le total des montants de compensation à 1.169.560 euros. Il y a eu beaucoup moins de demandes pour cette dernière catégorie (16.496 en 2014 et 11.141 en 2015), probablement en raison de la complexité de la procédure, a commenté la députée Open Vld.

Le nombre de demandes refusées est resté stable, autour des 20%. Pour les retards de longue durée, il s'est limité à 9%.

Le nombre de plaintes pourrait encore grimper puisque Test-Achats a récemment fait allonger le délai (de 15 à 20 jours) au cours duquel les navetteurs peuvent demander une compensation. 

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