Toujours pas d'accord sur le service minimum à la SNCB

©Hollandse Hoogte

La direction et les syndicats du rail n'ont pas réussi à tomber d'accord à propos de l'instauration d'un service minimum à la SNCB. Le ministre Bellot entre en action.

Aucun accord n'a pu être trouvé, mercredi, au Compté de pilotage pour l'élaboration par les partenaires sociaux d'une proposition permettant la mise en place d'un service minimum à la SNCB, précise HR Rail dans un communiqué. 

La proposition d'HR Rail reprend le fait qu'en cas de grève annoncée, un plan de transport adapté sera élaboré en fonction des membres du personnel disponibles dans les "catégories opérationnelles essentielles", explique la CSC-Transcom. "Cependant, ces 'catégories opérationnelles essentielles' sont très nombreuses. En effet, pour qu'un train roule en toute sécurité, il faut non seulement un conducteur mais aussi un accompagnateur, des signaleurs, un service de sécurité, des speakers... Que ce soit pour un train ou pour dix, il faudra du personnel dans chaque cabine", souligne le syndicat chrétien. 

"Que ce soit pour un train ou pour dix, il faudra du personnel dans chaque cabine."
CSC-Transcom

"Dans la proposition, il est indiqué que l'agent qui désire travailler doit le signaler au plus tard 72 heures avant le début de la grève. Le travailleur ne pourra plus, par la suite, revenir sur sa décision. Ceci est une atteinte au droit de grève individuel", poursuit la CSC-Transcom. 

"Nous sommes formels: l'instauration d'un service minimum au sein des chemins de fer belges est irresponsable. Celui qui veut quand même l'implémenter devra en prendre la responsabilité", a commenté Marianne Lerouge, de la CSC-Transcom. La CGSP-Cheminots dénonce ce projet dont "le seul objectif est de rendre plus difficile l'exercice du droit de grève". "Ce projet est inutile et dangereux car il mettra autant en péril la sécurité des travailleurs que celle des voyageurs", estime aussi le syndicat socialiste. "Il n'est pas certain que ce soit ce que les usagers demandent en priorité, leurs soucis principaux allant à la qualité du service, la ponctualité et la fréquence."

Bellot entre en action

François Bellot, ministre de la Mobilité ©Photo News

"Nous avons offert aux syndicats l'opportunité d'écrire un texte. S'il n'y a pas d'accord d'ici au 1er janvier, il reviendra au ministre de rédiger une proposition, même si la porte restera toujours ouverte aux syndicats", a déclaré mercredi soir le cabinet du ministre de la Mobilité et des Transports François Bellot.

Le ministre avait laissé la place à la concertation sociale jusqu'au 31 décembre 2016, échéance à l'issue de laquelle le gouvernement prendrait une initiative législative. Le ministre n'entend toutefois pas s'enfermer dans un calendrier. "Durant le travail législatif, la porte restera toujours ouverte aux syndicats", a-t-il insisté.

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