Un train sans conducteur déraille à Forest

©Photo News

Un train à vide, sans conducteur ni voyageur, a déraillé ce lundi vers 5h00 du matin à Forest. Les circonstances de l'accident restent inconnues.

Un train Desiro roulant à vide, sans conducteur, a déraillé ce lundi aux alentours de 5h00 du matin en gare de Forest-formation, indique la CGSP Cheminots.

La SNCB précise que l'enquête devra déterminer les circonstances de l'accident.

"Ce matin à 5 heures 10, le train Desiro immatriculé ME3965 est parti sans conducteur et sans accompagnateur. Il a déraillé en gare de Forest-formation après avoir parcouru 500 mètres et s'est incliné à 45 degrés", peut-on lire dans un communiqué publié par la CGSP Cheminots. "Les freins d'urgence n'ont pas fonctionné, ce qui est totalement anormal", fustige Philippe Dubois, secrétaire permanent du syndicat socialiste, rappelant que la SNCB a prévu de faire rouler des trains sans accompagnateur avec ces Desiro.

Pour la CGSP Cheminots, cet accident est "la goutte qui fait déborder le vase", d'autant plus que 45 minutes plus tard, "ce train était rempli de voyageurs". Le syndicat rappelle que plusieurs accidents ont été évités de justesse récemment, notamment à cause de dépassements de signaux. Deux incidents sur des voies secondaires ont effectivement été relevés par la SNCB.

La CGSP Cheminots de Bruxelles demande d'urgence un rapport de l'analyse des risques concernant les différents incidents survenus, de même que des consignes de sécurité écrites. Le syndicat appelle par ailleurs à une meilleure communication entre la SNCB et Infrabel concernant la gestion de ce site.

"Le train n'a pas roulé 45 minutes après le déraillement"

La SNCB tient toutefois à nuancer les propos tenus par Philippe Dubois, qui "laissent penser que les navetteurs encourent un grave danger". "Le train en question a circulé à vide dans une zone où il n'y a pas de service commercial et donc pas de clients. Par ailleurs, ce train est, à l'heure qu'il est, toujours en gare de Bruxelles-Formation et n'a donc pas roulé 45 minutes après le déraillement. Le véhicule n'est en outre pas à moitié couché comme le prétend M. Dubois", a réagi le porte-parole de la SNCB, Thierry Ney.

La société des chemins de fer souligne que l'incident est pris très au sérieux. "Ce sera à l'enquête de faire toute lumière sur les circonstances de l'accident et de déterminer s'il y a eu négligence."

Dans son communiqué, le syndicat des cheminots rappelle, par ailleurs, que plusieurs accidents ont été évités de justesse récemment, notamment à cause de dépassements de signaux. Deux incidents sur des voies secondaires ont effectivement été relevés par la SNCB.
  

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