BeTech ou quand l'entreprenariat belge prend le pli de l'entraide via les réseaux

BeTech est l'un des plus importants groupes Facebook en Belgique.

BeTech est une initiative "bottom-up", par et pour les entrepreneurs techs belges, et elle fonctionne. Environ 5.400 membres actifs qui s’entraident et se soutiennent, des événements récurrents et ponctuels au cœur de l’entrepreneuriat belge, une charte ambitieuse. Et zéro euro dépensé.

Nicolas Frenay est en quelque sorte le coach de BeTech. Sans lui, ce groupe Facebook qui regroupe quelque 6.300 entrepreneurs, codeurs, freelanceurs, experts… de la communauté tech de Belgique n’aurait pas l’aura qu’il a aujourd’hui. "Le nombre de membres n’est pas significatif, ce qui est déterminant? c’est l’engagement. Et pour en générer, il faut quelqu’un qui soit passionné, authentique, à la recherche de sens", nous explique celui qui a récemment été nommé Community Lead par Facebook.

Fondé en 2014, BeTech est l’un des groupes Facebook les plus importants de Belgique. "Les premiers groupes datent de 2012. Ils constituent une forme de communautésouligne Alexis Lebedoff, à la tête de Facebook Belgique. Au départ, la mission de Facebook était de connecter les gens entre eux. Aujourd’hui, nous voulons rapprocher le monde en regroupant les gens autour de projets et de thématiques qui ont du sens pour eux."

Off & Online

À côté des floppées de groupes d’achat et de vente sur Facebook, on en trouve donc d’autres qui ont des objectifs beaucoup plus nobles, voire nettement plus philanthropiques. Nicolas Frenay regrette d’ailleurs que le terme "communauté" soit si facilement usurpé. "C’est un peu devenu un buzz word et dans certains cas, cela ne désigne finalement qu’une liste de clients sans aucune autre dimension. BeTech est une communauté construite depuis la base (bottom-up, NDLR), c’est une sorte de groupe de soutien psychologique par et pour les entrepreneurs", résume-t-il.

Si tout commence en ligne, pas question pour autant de remplacer les interactions sociales dans la vie réelle. "Les gens doivent pouvoir se rencontrer. Sans cela, il est impossible de créer une communauté", assure Nicolas Frenay. C’est la raison pour laquelle BeTech organise une série d’événements récurrents ou ponctuels durant toute l’année. Les BeTech First Tuesday, par exemple, offre la possibilité aux membres de la communauté de se réunir et de découvrir à différents endroits de l’écosystème. "On l’a déjà fait chez Facebook, chez Cowboy et chez Deliveroo, par exemple. Le prochain sera chez Tesla", sourit Nicolas Frenay.

Pay it forward

Globalement, BeTech soutient l’idée que l’écosystème technologique belge bénéficierait davantage d’une communauté de personnes qui ont son intérêt à cœur et que les entrepreneurs qui réussissent contribueront davantage à la croissance de cet écosystème que toutes les initiatives top down et autres subsides publics accordés sans réflexion. "Ce jeudi, nous organisons notre BeTech party. Elle est entièrement soutenue et financée par les membres: Cowboy reçoit, Davy Kestens (SparkCentral) nous offre le bar à champagne…", se réjouit Nicolas Frenay.

Si BeTech n’est pas constituée en société, la communauté s’est progressivement professionnalisée. Depuis 2016, elle dispose notamment d’un BeTech Board et plus récemment, elle a formalisé sa vision et ses ambitions avec le lancement de la BeTech Movement via une charte, les membres sont invités à s’inscrire dans l’évolution et la dynamique future de BeTech. "BeTech est la preuve vivante que l’on peut créer quelque chose à partir de zéro, grâce à la volonté et à l’engagement des entrepreneurs qui sont à sa base", conclut Nicolas Frenay.

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